Ce samedi 3 janvier, à partir de 16h30, un convoi de caravanes a paralysé la circulation sur la D936, près du rond-point de la zone artisanale Le Bon Dieu à Saint-Antoine-de-Breuilh, à la frontière entre la Dordogne et la Gironde. Ce rassemblement, qui a mobilisé une quarantaine de familles locales, vise à dénoncer une récente décision judiciaire.
Les manifestants expriment leur mécontentement suite à la décision d'un juge d'application des peines (JAP) d'interdire à un détenu de Neuvic d'assister aux obsèques de son père, prévues pour le lundi 5 janvier. "Nous ne demandons rien d'autre qu'un peu d'humanité. Mon père est prêt à se rendre menotté, escorté par des gendarmes, s'il le faut", a déclaré Ritchy Thibault, le fils de l'incarcéré, illustrant la détermination des familles présentes.
La situation a conduit les gendarmes de la communauté de brigades (COB) de Vélines à intervenir sur place, aidés par des membres du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig) de Bergerac. Ces derniers ont mis en place une déviation par Vélines pour éviter un engorgement sur cette route très fréquentée en début de soirée.
Cette manifestation soulève des questions sur les droits des détenus et la possibilité de vivre des moments familiaux cruciaux, même en prison. Des experts en droit pénal, récemment interrogés par Le Monde, notent que de telles décisions sont souvent délicates et doivent prendre en compte des éléments de sécurité, mais également l'aspect humain des relations familiales.
Le débat sur la gestion des droits des détenus est loin d’être clos, et des répercussions politiques sur cette affaire ne sont pas à exclure. Les parents et amis présents sur les lieux espèrent que cette mobilisation sensibilisera les autorités à leur cause. Les réactions des autorités judiciaires et des instants suivants de ce contexte seront à suivre avec attention.







