Un tournant pour l'industrie pétrolière
À la suite de l'arrestation de Nicolás Maduro, les États-Unis envisagent un retour des compagnies pétrolières américaines au Venezuela, un pays riche en ressources, mais en proie à de nombreuses difficultés. Donald Trump, dans une récente déclaration, a exprimé son intention d'ouvrir le marché vénézuélien aux géants du pétrole. Cependant, cette vision optimiste est assombrie par de nombreux défis à surmonter.
Le potentiel inexploité
Le Venezuela détient les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec quelque 303 milliards de barils, devançant même des pays comme l'Arabie Saoudite et l'Iran, selon l'OPEP. Malgré cela, la production a chuté, passant de 3,5 millions de barils par jour au début des années 2000 à environ 1 million aujourd'hui. Ce déclin est souvent attribué à une mauvaise gestion, à des infrastructures vétustes et à la corruption. Selon un rapport de Le Monde, les sanctions imposées par l'administration Trump ont encore exacerbé cette situation.
Des sanctions à contourner
En raison de l'embargo, les volumes de pétrole exportés sont limités, la Chine en absorbant environ 80 %. Pour éviter les sanctions, le Venezuela utilise des « pétroliers fantômes » et privilégie les transactions en cryptomonnaie. Ce système astucieux lui permet de continuer à vendre sa production, mais à quel prix pour l'économie nationale, s'interrogent les experts ?
Le rôle des États-Unis dans l'équation
Chevron reste présente au Venezuela grâce à un accord spécial, mais d'autres grandes entreprises comme ExxonMobil ont quitté le pays face aux exigences de nationalisation d'Hugo Chávez. La stratégie de Trump semble donc motivée par des intérêts économiques mais aussi géopolitiques, cherchant à réduire l'influence chinoise en Amérique, une opinion partagée par France 24.
Investissements nécessaires
Pour relancer la production, des investissements importants sont nécessaires. Giovanni Staunovo d'UBS souligne que l'état des infrastructures actuelle rend une reprise difficile. Dans une perspective d'investissement, Ole Hansen de Saxo Bank ajoute que les grandes compagnies ont pour priorité de satisfaire leurs actionnaires, ce qui pourrait décourager un intérêt immédiat pour le pétrole vénézuélien.
Quelles conséquences sur le marché mondial ?
Alors que les analystes s'accordent à dire que la situation vénézuélienne n'aura qu'un impact modéré sur le prix du pétrole, les événements géopolitiques liés à d'autres acteurs comme l'Iran pourraient avoir des conséquences bien plus substantielles. Cette instabilité doit être surveillée de près, car elle pourrait redéfinir les dynamiques du marché pétrolier mondial.







