Né au Venezuela il y a 42 ans, Nelson Alias a grandi au sein d'une famille franco-vénézuélienne. Avec des racines en Périgord et au Pays Basque, il a décidé de retourner en Bretagne en 2024 avec sa femme Virginie et leurs deux enfants, Marius et Chloé. Son chemin n'a pas été sans embûches, passant d'un cadre professionnel dans le secteur pétrolier à un artisanat au cœur de la construction.
« Au Venezuela, je dirigeais une société de services spécialisée dans le pétrole offshore », raconte-t-il. « Travaillant avec des armateurs de divers pays, j’avais une vie bien établie. Cependant, la situation a radicalement changé avec l'expropriation des compagnies pétrolières par l'ancien président Hugo Chavez, un tournant qui a mis ma sécurité en péril. » Ce contexte l’a encouragé à chercher un refuge à l’étranger.
Après avoir demandé l'asile politique au Canada, Nelson a redéfini son parcours et s'est formé au métier de charpentier. Le changement a été marqué par une volonté de débuter un nouveau chapitre de sa vie dans un environnement familial et paisible, loin des tumultes de son pays d'origine. Aujourd'hui, installé à Rosporden, il prend plaisir à construire et à façonner des espaces de vie tout en s'engageant au sein de sa communauté.
Les résonances politiques de son passé ne sont jamais loin. Dans ses réflexions, il aborde l'impact des interventions extérieures sur le Venezuela, soulignant les conséquences durables que cela a sur la population. « Les sanctions américaines ont profondément affecté notre nation, exacerbatant la crise économique déjà difficile », ajoute-t-il.
Nelson ne cache pas son désir d'aider son pays d'origine, espérant un jour retourner pour participer à la reconstruction de sa terre natale. Le témoignage de Nelson Alias illustre non seulement les défis liés à l’émigration, mais également la résilience et la capacité d'adaptation des individus face à l’adversité.







