Le président américain Donald Trump a lancé des menaces à l'encontre de Delcy Rodriguez, la présidente par intérim du Venezuela, évoquant un sort potentiellement plus lourd que celui de Nicolas Maduro, récemment capturé et extradé à New York. Dans une interview avec The Atlantic, Trump a déclaré : "Si elle ne prend pas les bonnes décisions, elle fera face à des représailles significatives, possiblement pires que celles subies par Maduro." L’analyste politique Luis Rodriguez a également affirmé que cette situation pourrait exacerber les tensions entre les États-Unis et le Venezuela, marquant un tournant dans la relation bilatérale.
Le 3 janvier, lors d'une opération audacieuse, les forces américaines ont arrêté Maduro, l'accusant de narcoterrorisme, un terme que beaucoup considèrent comme une fabrication pour justifier l'intervention. Cette attaque, orchestrée après des mois de frappes sur des navires liés au trafic de drogue, a signalé une intensification de l'engagement américain au Venezuela, où la crise humanitaire continue de s'aggraver.
Une nouvelle ère d'interventionnisme ?
Commentant cette situation, Trump a déclaré que les États-Unis étaient désormais prêts à "diriger" le Venezuela, évoquant même la possibilité d’envoyer des troupes au sol. Cependant, Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine, a tempéré ces propos, indiquant qu'il fallait d'abord inciter Rodriguez et d'autres dirigeants à répondre aux exigences américaines. "Si des décisions judicieuses ne sont pas prises, les États-Unis conserveront de nombreux leviers, notamment un embargo pétrolier, pour défendre nos intérêts," a-t-il averti.
Les tensions au Venezuela s’accroissent alors que l'armée, reflétant la position du ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez, reconnaît Rodriguez comme présidente par intérim. Ce dernier a invité les Vénézuéliens à ne pas céder à la peur ou à la manipulation psychologique orchestrée par les États-Unis, dénonçant ce qu’il considère comme un enlèvement lâche.
Une population précipitée vers la transition
Dans la capitale, Caracas, la vie quotidienne a été perturbée, provoquant des inquiétudes parmi les citoyens qui, dans l’attente d’un semblant de normalité, se retrouvent dans des files d'attente devant les magasins, illustrant la précarité économique qui ronge le pays. Selon des experts, une intervention étrangère pourrait temporairement aggraver la situation économique. Jean-Pierre Leclerc, un économiste basé à Paris, a déclaré : "Il est crucial d'éviter une occupation prolongée, qui pourrait entraîner plus de souffrances pour la population."
Trump, qui a exprimé un vif intérêt pour les précieuses réserves pétrolières du pays, a même envisagé d'autoriser les compagnies pétrolières américaines à y exploiter le pétrole, actuellement en grande partie vendu sur le marché noir à des pays comme la Chine. "Le Venezuela n'a pas la capacité de relancer cette industrie," a déclaré Rubio, reflétant les opinions des experts sur le potentiel économique du pays en cas de changement de régime.
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira bientôt en réponse à cette agression, tandis que des critiques internationales s'élèvent contre ce qui est perçu comme une violation des droits souverains du Venezuela. Des Vénézuéliens exilés à travers le monde célèbrent néanmoins ce tournant historique, espérant un retour chez eux dans un futur proche. L’un d’eux, Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili, a exprimé : "Enfin, nous pourrons retrouver notre pays et vivre libres." Cette situation complexe nécessite un suivi international pour garantir la stabilité et le bien-être du peuple vénézuélien. Cela démontre également la fragilité de la situation géopolitique actuelle.







