Le tribunal de l'application des peines d'Évreux a pris une décision controversée en accordant la liberté conditionnelle à Patrick Balkany, l'ancien maire de Levallois-Perret, le 12 janvier 2026. Ce dernier pourra résider au moulin de Cossy à Giverny, mais cette nouvelle n'est pas sans controverse. Le parquet d'Évreux, insatisfait de ce jugement, a décidé de faire appel dès le 13 janvier, soulevant des questions sur la flexibilité accordée à Balkany, condamné pour des délits financiers.
Au cœur de cette décision, l'arrêt stipule que Balkany devra justifier d'un paiement régulier de ses impôts et s'acquitter des sommes dues au Trésor public, comme le précise le jugement. Ce dernier fait suite à une audience qui a eu lieu le 21 novembre 2025, où la nécessité d'un aménagement de peine était déjà évoquée.
Rémi Coutin, procureur de la République d'Évreux, a fait connaître les raisons de l'appel, arguant que la possibilité donnée à Balkany de vivre à Giverny contredit les directives de l'AGRASC (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), qui lui avait enjoint de quitter les lieux. De plus, le parquet souligne qu'une libération conditionnelle sous surveillance électronique avait été initialement requise pour garantir la conformité des comportements de Balkany pendant sa période probatoire.
Des experts juridiques notent que cette affaire met en lumière les limites du système judiciaire et les débats autour des aménagements de peine pour des personnalités publiques. Dans un contexte où les libertés individuelles et les responsabilités civiques sont souvent confrontées, la décision pourrait raviver des tensions au sein de la société française, déjà bien divisée sur les questions de justice et d'égalité.
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