Quatre des huit personnes initialement condamnées pour l'assassinat de Samuel Paty en octobre 2020, ont décidé de faire appel et seront rejugées à partir de lundi par la cour d'assises d'appel spéciale de Paris.
Lors du premier procès, deux des prévenus ont été reconnus coupables de complicité dans un assassinat terroriste, tandis que les deux autres ont été jugés coupables d'association de malfaiteurs terroristes criminels.
Brahim Chnina, 54 ans
Brahim Chnina, père de l'élève à l'origine des controverses entourant les cours de Samuel Paty sur les caricatures de Mahomet, est accusé d'avoir mené une campagne de cyberharcèlement contre le professeur. Co-fondateur de l'association Aide-Moi, Chnina aurait publié des vidéos désignant Paty comme cible, tout en prenant contact avec l'assassin, Abdoullakh Anzorov, avant l'acte meurtrier. En première instance, il a été condamné à 13 ans de réclusion criminelle pour son rôle central dans cette tragédie. Sa défense insiste sur le fait qu'il n'a jamais participé à d'entreprise terroriste.
Abdelhakim Sefrioui, 66 ans
Abdelhakim Sefrioui, militant islamiste et ancien leader du collectif pro-Hamas Cheikh Yassine, est accusé d'avoir collaboré avec Chnina pour diffuser des informations fausses sur Samuel Paty. Il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Ses avocats affirment qu'il n'avait aucun lien avec Anzorov, et dénoncent des anomalies dans le procès.
Naïm Boudaoud, 24 ans
Inclus parmi les complices de l'assassin, Naïm Boudaoud a escorté Anzorov dans le cadre de ses préparatifs avant l'attentat. Comme ses co-accusés, il est lourdement condamné, avec une peine de 16 ans de réclusion, pour avoir facilité l'accès à des armes. Les magistrats ont souligné sa pleine prise de conscience des actes criminels.
Azim Epsirkhanov, 25 ans
Originaire de Tchétchénie, Azim Epsirkhanov a aidé Anzorov à planifier l'attaque. Il a été reconnu coupable d’avoir contribué activement à la recherche d'armes. Les détails de son implication renforcent le lien de complicité avec l’acte meurtrier, comme l’ont évoqué les juges lors du premier procès.
Le procès en appel promet d'apporter plus de clarté sur les rôles de chacun dans cette affaire tragique qui a secoué la France.







