Le procureur d'Angers, Eric Bouillard, a indiqué que les investigations avaient débuté suite au décès tragique d'une fillette dans les bras de sa mère. Les enquêteurs examinent notamment le lait infantile, un produit déjà sous le coup d'un rappel en raison de risques de contamination, comme l'a révélé BFMTV.
La maman de l'enfant a signalé aux enquêteurs avoir utilisé une boîte de lait Guigoz, d'où la décision de procéder à des analyses en urgence dans un laboratoire. Bouillard a précisé qu'il était trop tôt pour établir un lien définitif entre ce lait et le décès, bien que ce soit une "piste sérieuse" à explorer.
Le géant suisse Nestlé a récemment lancé un rappel massif de ses produits Guigoz et Nidal, après la détection d'une potentielle bactérie pouvant provoquer des complications graves, telles que des troubles digestifs. Ce rappel touche environ soixante pays, incluant la France. Le PDG, Philipp Navratil, a présenté des excuses publiques face à la polémique entourant ce retard dans l'annonce des mesures.
En parallèle, Lactalis a également entrepris le rappel de ses laits infantiles dans plusieurs pays, en corrélation avec des matières premières d'un producteur chinois impliqué, selon le ministère de l'Agriculture.
Ce drame à Angers s'inscrit dans un contexte plus large de préoccupations concernant la sécurité des lâits infantiles. Un cas similaire a eu lieu à Bordeaux, où un nourrisson est également décédé suite à la consommation d'un lait ayant fait l'objet d'un rappel. Bien que les autorités n'aient pas encore établi de lien de causalité, les incidents soulèvent des inquiétudes croissantes quant à la surveillance de la sécurité alimentaire.







