Trois décennies après la mystérieuse disparition de Didier Seignole, l'enquête reprend de l'élan. Thierry de Regnauld de La Soudière, un ancien cantonnier de La Douze en Dordogne, a récemment témoigné auprès du pôle national des affaires non résolues, apportant un nouvel éclairage à l'affaire, indique Sud-Ouest.
Identifié comme suspect par les enquêteurs, un ex-agent municipal, décédé depuis, suscite de nouvelles interrogations. Selon des témoignages recueillis, Didier Seignole aurait été victime d'un guet-apens élaboré par un petit groupe en conflit avec sa famille, et Thierry, qui soutient cette théorie depuis 1994, ne cache pas son émotion face à ces développements.
"Chercher la vérité pour toutes les familles touchées"
Le cantonnier explique : "Je veux juste que l'on sache qui a fait le coup, qu’on retrouve le corps de Didier pour qu'il repose aux côtés de son père, qui a arpenté des années durant les routes à sa recherche." Sa détermination à faire éclater la vérité est marquée par son refus de se contenter de réponses partielles.
Une audition marquante
Après plusieurs tentatives échouées de recontacter les gendarmes à l'époque, Thierry a finalement été entendu pendant six heures. "Il était devenu vital pour moi de partager mes doutes avec ceux qui peuvent agir", a-t-il déclaré, rappelant des comportements troublants observés après la disparition de Didier.
Retour sur la disparition de Didier Seignole : les suspects mis en lumière
Didier Seignole, âgé de 29 ans, a disparu le 27 janvier 1994 à La Douze après une séance de football. Initialement classée comme une fugue, la disparition n'a jamais été résolue, malgré les efforts acharnés de sa famille pour établir la vérité. Le pôle cold case, qui a réouvert l'enquête, a identifié le suspect principal, un ancien agent municipal, connu pour ses comportements violents, liés à une affaire de guet-apens antérieure. Les enquêteurs considèrent également la possibilité de l'implication de complices.







