Une quinquagénaire a été condamnée à deux ans de prison avec sursis après avoir escroqué plus de 100 000 euros à des adultes vulnérables dont elle avait la charge, selon le verdict rendu par le tribunal correctionnel de La Rochelle.
Embauchée en janvier 2022 par l’Union départementale des associations familiales (UDAF) de Charente-Maritime, cette femme de 57 ans a été jugée pour escroquerie sur des personnes majeures et sous tutelle. Les irrégularités ont été découvertes peu après son entrée en fonction, révélant un détournement de fonds conséquent, prélevé sur les comptes de plusieurs victimes.
Une chute de revenus qui a poussé à l'illégalité
Les investigations ont montré que l’argent détourné avait été utilisé pour des dépenses personnelles telles que des manucures, des coupes de cheveux et même un voyage à Dublin avec sa fille. L’ampleur de l’escroquerie n’a été révélée qu’en été 2025 lors d’un contrôle ordinaire.
Avant d'accepter ce poste, la femme percevait 3 500 euros par mois, mais son salaire a chuté à 1 500 euros à La Rochelle, selon son avocate, Me Anne-Valérie Papin, rapporté par le quotidien « Sud Ouest ». C’est ce changement qui l’aurait poussée à commettre des actes illégaux pour maintenir son niveau de vie.
Suite à sa condamnation, le tribunal a ordonné la saisie de 23 000 euros sur ses comptes et lui a interdit d'exercer dans le secteur social pour une période de trois ans. De plus, elle devra verser 4 500 euros à l’UDAF. Une audience civile à venir déterminera le montant des réparations dues aux victimes vulnérables.
Cette affaire soulève une préoccupation majeure sur la protection des majeurs sous tutelle et les responsabilités des gestionnaires de comptes, un sujet qui devrait être au cœur des débats dans les mois à venir.







