Dans les mois à venir, les citoyens suisses seront appelés à se prononcer sur un projet de loi soumis par l’Union Démocratique du Centre (UDC), visant à restreindre la population du pays à 10 millions d'habitants. L'objectif affiché est de lutter contre l'augmentation démographique excessive, souvent attribuée à ce que l'UDC qualifie d'« immigration massive ».
Comme l'indique 20 Minutes, ce texte vise principalement à dénoncer la libre circulation des personnes au sein de l'Union européenne. Le parti justifie son initiative en déclarant : « il est illusoire d'accueillir chaque année 100 000 personnes de plus en Suisse ». Thomas Matter, vice-président de l'UDC, affirme que les Suisses ne souhaitent pas d'une population dépassant cette limite et s'inquiètent des conséquences d'une « immigration excessive » sur la qualité de vie.
Un soutien mesuré pour l'initiative
D'après le journal Le Temps, une majorité de la population reste divisée sur cette question ; un sondage récent révèle que 48 % de l'échantillon se dit favorable au plafonnement tandis que 41 % s'y oppose. Cette initiative comprend des mesures strictes, stipulant que si la population dépasse les 9,5 millions, aucun titre de séjour ou nationalité ne pourrait être accordé aux nouveaux arrivants.
Bien que le gouvernement fédéral montre des réticences concernant la mise en œuvre de cette mesure, elle soulève de vives préoccupations chez certains économistes. Une étude de la Fédération des Entreprises Romandes Genève, publiée le 9 janvier, avertit qu’un plafonnement pourrait réduire la population active de 1 à 1,4 % tous les cinq ans à partir de 2040, tout en dégradant les équilibres macroéconomiques et budgétaires du pays.
Alors que les débats se poursuivent, cette question de l'immigration et de la démographie fait l'objet d'une attention renouvelée. Reste à voir quel sera le choix des Suisses lors de ce référendum déterminant pour leur avenir.







