L'ex-dirigeant du groupuscule d'ultradroite dissous « Zouaves Paris », Marc de Cacqueray-Valmenier, a été condamné jeudi en appel à Paris à 18 mois de prison, dont neuf mois fermes, aménageables en détention à domicile sous bracelet électronique, pour avoir participé à des violences à l'égard de militants de SOS Racisme lors d'un meeting d'Éric Zemmour en 2021. Cette décision de la cour d'appel a été accueillie comme un signal fort contre l'impunité des violences d'extrême droite.
Le jugement stipule également que Marc de Cacqueray-Valmenier ne pourra pas entrer en contact avec les victimes ou les co-auteurs de l'agression pendant cinq ans, et lui interdisant de détenir une arme pendant la même durée. Ces mesures visent à protéger les personnes ciblées par l'agression.
En première instance, la cour avait insisté sur le rôle actif des Zouaves Paris, perçus comme un service d'ordre officieux lors de la réunion publique de promotion du candidat d'extrême droite à la présidentielle de 2022, Éric Zemmour. Le procès avait révélé une escalade inquiétante de la violence au sein de ce groupe, comme l'avait rapporté le quotidien Le Monde.
Détails de l'agression : le 5 décembre 2021
Le 5 décembre 2021, lors du premier meeting de campagne d'Éric Zemmour au Parc des Expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis), une agression coordonnée a eu lieu. Douze militants de SOS Racisme s'étaient levés pour afficher une phrase claire : « non au racisme ». Ils furent attaqués à coups de poing et avec des objets divers. La détermination des victimes a joué un rôle clé dans l'identification des agresseurs, y compris Cacqueray-Valmenier, comme le confirment les sources judiciaires.
Dissolution des Zouaves Paris
Suite à ces événements, le gouvernement a annoncé la dissolution des Zouaves Paris en janvier 2022, les qualifiant de responsables de « nombreux agissements violents » et de diffusion de symboles néonazis, comme souligné par France Info. La répression de ces groupes extrémistes est cruciale pour maintenir la sécurité publique.
Marc de Cacqueray-Valmenier, âgé de 27 ans, n'est pas étranger à ces accusations de violence. En janvier 2022, il avait déjà purgé une peine pour des faits similaires. En 2023, la Cour de cassation a confirmé une autre condamnation à quatre mois de prison avec sursis pour des violences aggravées sur un jeune proche de la mouvance antifasciste.







