La tristesse et la colère dominent depuis cet incendie survenu le 9 août à Cestas. Un désastre indescriptible, qui a détruit les locaux de Cestas Entraide et la chapelle attenante, laisse la communauté en émoi.
Rapidement, l'enquête a progressé grâce à la vigilance d'un témoin qui a observé un homme mettre le feu à l'extérieur du bâtiment. Peu après, un chien spécialisé a détecté l'usage d'un accélérant sur les lieux. L'individu, habitant de Gazinet, a pu être identifié grâce aux caméras de surveillance, et a été interpellé le 14 août. À la barre, il a reconnu les faits avec ces mots : "Il y avait une poubelle jaune. J’ai allumé le feu avec un briquet, ça s’est propagé partout".
Soumis aux questions du tribunal correctionnel de Bordeaux, il a indiqué avoir ressenti une stigmatisation de la part de la communauté : "Ils me critiquaient sans arrêt", a-t-il déclaré, en disant que des membres de Cestas Entraide l'avaient traité de voleur. Son avocate, Me Alexia Sautet, a révélé que son client souffrait d'une condition mentale le rendant vulnérable.
Un discernement altéré et une colère incontrolée
Un expert témoigne que l'accusé présente une déficience intellectuelle, accompagnée d'un "fond paranoïaque". Alors que le tribunal s'efforce de déterminer son niveau de compréhension des conséquences de ses actes, il s'est limité à déclarer : "Je ne brûle plus. Je paierai la facture".
Ce sinistre a créé des conséquences financières majeures pour Cestas Entraide, qui a perdu un outil essentiel à ses activités. L'association, qui stockait des vêtements à revendre, indique avoir été profondément impactée, ne recevant qu'un maigre remboursement de son assureur. Selon la mairie, le préjudice est évalué à 22 000 euros.
Le parquet a requis six mois d'emprisonnement avec sursis, mais le tribunal a finalement prononcé une peine de dix mois avec sursis simple, en tenant compte de l'altération du discernement de l'accusé.







