Ce vendredi, le parquet péruvien a lancé une enquête pour trafic d’êtres humains après plusieurs plaintes concernant un réseau qui attirerait des Pérus à rejoindre le front ukrainien. Selon des sources judiciaires, des anciens militaires et policiers ont été ciblés sur les réseaux sociaux avec de fausses promesses d’emplois sécuritaires en Russie.
Les autorités indiquent que "les victimes auraient été envoyées en Russie et, une fois sur place, forcées de participer à des combats dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine". Afin de répondre à ces accusations, une enquête préliminaire a été ordonnée pour examiner les éléments relatifs à la traite d'êtres humains.
L’avocat des familles, Percy Salinas, a révélé à la chaîne de télévision N que 13 Pérus étaient morts dans les combats en Ukraine depuis le début de l’invasion russe en 2022. Il a également précisé qu’environ 600 Pérus avaient été recrutés avec de mensongères promesses de salaires allant de 2 000 à 3 000 dollars par mois.
Des milliers de combattants étrangers, y compris des ressortissants d’Asie et d’Afrique, ont été intégrés dans les rangs russes. De nombreux pays, comme ceux d’Afrique, ont dénoncé ces pratiques, accusant la Russie de manipuler leurs citoyens en leur promettant des opportunités.
Diplomatie et enrôlement de ressortissants
Dans un communiqué, l’ambassade de Russie au Pérou a confirmé que certains de ces Pérus avaient signé volontairement des contrats pour rejoindre l’armée. En réponse, le ministère péruvien des Affaires étrangères a pris l’initiative de demander au chargé d’affaires russe à Lima des informations sur ces individus, notamment leur localisation et état de santé.







