INFO LE PARISIEN. L’histoire déconcertante d'un couple, interpellé dans un village de vacances des Pyrénées-Orientales, a débuté dans les cellules de la prison de Villepinte. Camilla, une jeune surveillante, et Ilyas Kherbouch, surnommé « Ganito », ont tissé un lien inattendu derrière les barreaux. Ce qui a commencé comme une relation professionnelle a rapidement évolué en une véritable histoire d’amour, malgré l’illégalité des circonstances.
Une rencontre derrière les barreaux
La rencontre décisive s'est produite à la maison d'arrêt de Villepinte, où Ilyas Kherbouch purgait sa peine. Selon des sources proches de l'affaire, la jeune femme, en tant que surveillante stagiaire, aurait été charmée par le détenu, créant ainsi un lien romantique en totale infraction avec la déontologie pénitentiaire. « Sa non-titularisation n'est pas liée à cette relation », précise une source syndicale.
Camilla perd son emploi, mais pas ses sentiments. Lors de l’évasion de « Ganito » le 7 mars 2026, elle est à ses côtés, sans contrainte professionnelle qui l’en empêche.
Une évasion digne d’un film, par la grande porte
Le 7 mars a marqué les esprits avec une évasion audacieuse. Des individus se présentant comme des policiers, munis d'une fausse réquisition judiciaire, ont trompé le personnel pénitentiaire pour obtenir le transfert d'Ilyas Kherbouch. Sorti librement, il ne sera suspecté qu'après deux jours d'absence inattendue, provoquant la stupéfaction des enquêteurs.
« Ganito », franco-marocain de 21 ans, était déjà impliqué dans des affaires criminelles notables, et son évasion a créé un vacarme médiatique. Son avocate, Me May Sarah Vogelhut, a déclaré qu’il avait passé plus de 14 ans derrière les barreaux sans réelle liberté.
Sa compagne, potentielle architecte du scénario ?
La question se pose : quel rôle Camilla a-t-elle joué dans cette évasion ? A-t-elle simplement assisté son compagnon ou a-t-elle orchestré un plan plus vaste ? Les détails de la fausse réquisition et la connaissance approfondie du système pénitentiaire soulèvent des interrogations quant à son implication. La justice examinera ces hypothèses.
Le 11 mars, deux autres complices ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête. ganito a été placé en détention provisoire, et sa compagne en garde à vue, en attendant d’être présentés à la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris.
Des précédents
L’évasion n’est pas un cas isolé. Des liaisons entre surveillants et détenus ont déjà été documentées. Un exemple marquant est celui d'une surveillante condamnée l'an dernier pour avoir introduit des stupéfiants à un détenu en échange de faveurs. Dans un autre cas, une jeune surveillante a été condamnée pour avoir développé une relation amoureuse avec un détenu, lui apportant divers objets personnels, ce qui a abouti à des peines d'emprisonnement. Les conséquences de ces liaisons soulèvent des enjeux éthiques cruciaux dans le monde pénitentiaire.







