Donald Trump a accentué son discours à l'égard de l'Iran, menaçant d'"anéantir" les infrastructures énergétiques du pays, notamment ses centrales électriques et ses installations pétrolières, en plus de l'île de Kharg, si aucune avancée rapide n'est enregistrée lors des négociations avec Téhéran.
Lors d'une déclaration sur son réseau Truth Social, Trump a évoqué la possibilité d'une opération terrestre pour sécuriser le terminal de Kharg, crucial pour les exportations de brut iranien, représentant environ 90% des ventes de pétrole du pays.
Il a insisté sur l'importance de rétablir l'accès au détroit d'Ormuz, par où transite habituellement un cinquième des ressources énergétiques mondiales, en menaçant de "faire exploser" les centrales électriques et les puits de pétrole iraniens.
Cette escalade survient alors que le commandement militaire américain a annoncé le déploiement d'un navire d'assaut amphibie, à la tête d'un groupe naval comprenant environ 3 500 marins et soldats, dans le cadre d'une surveillance accrue de la situation au Moyen-Orient.
Le conflit, qui a débuté le 28 février avec une attaque conjointe américano-israélienne sur l'Iran, continue d'entraîner des fluctuations sur les marchés financiers. Le G7 Finances-Energie, réuni par la France, s'est engagé à "prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité des marchés énergétiques.
Au cours de la journée, le prix du baril de Brent a enregistré une hausse significative de 2,55%, atteignant 115,44 dollars, en raison de la poursuite des frappes aériennes et des inquiétudes quant à la continuité du conflit.
Les déclarations de Trump, évoquant des "progrès significatifs" dans les discussions avec un "régime plus raisonnable" en Iran, n'ont pas réussi à apaiser les craintes des investisseurs. Art Hogan, analyste chez B. Riley Wealth Management, a souligné que le marché attend désespérément une issue favorable.
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a incité Trump à mettre un terme à cette escalade guerrière, soulignant les conséquences désastreuses d'une poursuite du conflit.
Au Liban, des frappes israéliennes ont causé la mort de membres du Hezbollah et blessé des Casques bleus, intensifiant encore la tension dans la région.
Pendant ce temps, le Pakistan a proposé de jouer le rôle d'intermédiaire pour faciliter des négociations entre l'Iran et les États-Unis.
L'armée israélienne a également déclaré avoir frappé des installations à Téhéran, accusant l'Iran de mener des activités de recherche sur des armes. Ce nouvel épisode de la guerre fait craindre une intensification des bombardements, témoignant des effets dévastateurs du conflit sur la population iranienne.
Les récits des habitants de Téhéran, comme celui de Shahrzad, révèlent la détresse quotidienne face aux explosions et à la violence ambiante. L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA) a rapporté plus de 360 attaques en l'espace de 24 heures, entamant sérieusement la vie normale des Iraniens.
Au total, les experts estiment que le conflit a entraîné la mort de près de 3 500 personnes en Iran depuis son début. La situation demeure critique, avec un besoin urgent de dialogue et de paix pour mettre un terme aux souffrances humaines.







