Le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, a annoncé sur X son arrivée à Kiev, accompagné de plusieurs homologues européens, pour un «conseil informel» des Affaires étrangères. Cette mission a pour but de rendre hommage aux victimes du massacre de Boutcha, survenu en 2022, tout en affirmant le soutien indéfectible de l'UE à l'Ukraine.
Des représentants de divers pays européens participent à cet événement mémorial, dont les ministres des affaires étrangères d'Allemagne, d'Italie, de Pologne, de Roumanie, d'Irlande, de Suède, de Bulgarie, ainsi que ceux des pays baltes. Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l'UE, est également présente. Ce rassemblement vise non seulement à se souvenir des atrocités mais également à discuter des enjeux actuels, tels que la situation sur le terrain, la sécurité énergétique et le chemin d'adhésion de l'Ukraine à l'UE, comme l'a précisé le ministre ukrainien des affaires étrangères, Andriï Sybiga.
Margus Tsahkna, le ministre estonien, a exprimé sa vive émotion en soulignant que les quatre années qui se sont écoulées depuis la libération de Boutcha doivent rappeler l'importance de soutenir l'Ukraine dans sa lutte pour la liberté et la souveraineté. En effet, des civils ont été trouvés exécutes sommairement par les forces russes dans cette ville après sa libération à la fin de mars 2022.
La diplomatie italienne a également annoncé la participation de son ministre, Antonio Tajani, à cette initiative. De plus, cette visite inclura un hommage aux victimes de guerre dans les communes voisines d'Irpin et de Borodyanka. La réunion qui se déroulera à cette occasion aura pour objectif d'optimiser le soutien européen à l'Ukraine, notamment dans les domaines militaire, énergétique et infrastructurel.
Il est à noter que, dans un contexte politique tendu, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, bloque depuis plusieurs mois un prêt crucial de 90 milliards d'euros de l'UE destiné à l'Ukraine pour soutenir son effort de guerre contre l'invasion russe. Ce fonds est essentiel pour financer les besoins militaires de Kiev entre 2026 et 2027, alors que le pays se prépare à une longue période de conflit.







