Près de 60 % des livreurs à vélo ont signalé des actes de discrimination, souvent liés à la couleur de leur peau. De plus, cette étude menée par Médecins du Monde révèle que six livreurs sur dix sont confrontés à des agressions verbales, tandis qu’un quart d’entre eux subit des agressions physiques. Ces constats alarmants proviennent d’une enquête réalisée auprès de plus de 1 000 livreurs basés à Paris et Bordeaux au premier semestre 2025.
Les livreurs travaillant pour des plateformes comme Uber, Deliveroo ou Stuart doivent composer avec une charge de travail accablante, faisant en moyenne 63 heures par semaine pour un salaire brut de 1 480 euros par mois. En plus de ces longues journées, ils doivent faire face à des situations déplorables, telles que des menaces et du chantage, notamment de la part des employeurs qui utilisent des travailleurs sans papiers, se servant de comptes d'autres livreurs, une pratique illégale mais répandue.
Dans ce contexte difficile, Médecins du Monde souligne les risques psychosociaux et les impacts néfastes sur la santé physique des livreurs, qui souffrent souvent de douleurs musculaires et de stress liés à leurs conditions de travail précaires. Comme l’indique l’association, ces difficultés mettent en lumière une crise sanitaire silencieuse au sein d’une profession essentielle dans le paysage urbain.
Les experts appellent à une prise de conscience collective et à des actions concrètes pour améliorer la sécurité et les conditions de travail de ces travailleurs souvent invisibles. Des voix parmi les livreurs eux-mêmes, intervenant dans le cadre de cette étude, relèvent également la nécessité d’une meilleure régulation au sein de cette industrie en pleine expansion, afin de garantir des droits fondamentaux et des conditions de travail dignes pour tous.







