Le mois de mars a révélé que le taux de chômage en Allemagne demeure fixé à 6,3%, une indication frappante d'une absence de relance printanière dans le secteur de l'emploi, comme l'ont rapporté les statistiques officielles publiées mardi.
En termes bruts, le nombre total de personnes au chômage dépasse toujours les 3 millions, atteignant précisément 3,021 millions, selon l'Agence fédérale pour l'emploi.
Par rapport à l'année précédente, le chômage a enregistré une hausse de 54 150 individus.
"Comme chaque printemps, le marché du travail devrait connaître une légère amélioration, mais cette année, elle s'annonce timide", a souligné Andrea Nahles, directrice de l'agence pour l'emploi, dans un communiqué.
Après une croissance de l'activité économique au quatrième trimestre 2025, les répercussions de la guerre en Iran agitent sérieusement les perspectives de relance, selon le rapport mensuel de l'agence.
Cette situation s'inscrit dans une continuité de "faiblesse structurelle" qui pèse sur le marché de l'emploi depuis trois ans, avec des perspectives d'embauche demeurant "exceptionnellement limitées", comme l'indique le rapport.
La Banque fédérale d'Allemagne prévoit une croissance quasi stagnante pour le premier trimestre, couplée à une inflation croissante due à la flambée des prix de l'énergie, mettant l'Allemagne face à un scénario de stagflation, où ralentissement économique et augmentation des prix cohabitent.
Par ailleurs, Andrea Nahles a évoqué la question de la main-d'œuvre immigrée, alors que des négociations sont en cours entre Berlin et Damas pour le retour de plusieurs centaines de milliers de Syriens ayant trouvé refuge en Allemagne, comme souligné par le chancelier allemand Friedrich Merz.
Le taux d'emploi des immigrants syriens arrivés lors de la crise migratoire de 2015-2016 se situe à 60%, comparativement à 71% pour la population allemande, selon l'institut IAB de Nuremberg, a précisé Mme Nahles lors d'une conférence de presse.
Ces réfugiés occupent principalement des postes dans les secteurs de la santé, des soins, du commerce et de la logistique, des domaines où la demande de main-d'œuvre est clairement présente, a-t-elle ajouté.







