Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a réaffirmé dimanche son engagement à œuvrer pour un retrait israélien de tout le territoire libanais, alors que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, annonçait la continuation des opérations militaires dans le sud du Liban.
Des frappes israéliennes ont coûté la vie à au moins six personnes ce dimanche, selon les informations fournies par le ministère de la Santé, y compris un secouriste de la Croix-Rouge libanaise. Cette tragédie met en lumière les dangers auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires dans la région.
La Croix-Rouge a indiqué que son équipe avait été cible d'un drone israélien lors d'une mission humanitaire, malgré la présence visible de leur logo. Jagan Chapagain, secrétaire général de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), a exprimé sa consternation suite à la perte d'un second volontaire en quelques semaines.
Le ministère de la Santé libanais a dénoncé cette attaque comme une violation flagrante du droit international humanitaire et prévoit d'intenter des actions judiciaires au niveau international pour faire rendre des comptes aux responsables. Selon des sources, plus de 80 secouristes ont été tués depuis le début du conflit actuel.
Lors d'un discours télévisé, Nawaf Salam a déclaré : "Nous allons œuvrer pour mettre fin à cette guerre et obtenir le retrait d'Israël de l'ensemble de notre territoire." Cette déclaration intervient à quelques jours de la commémoration du début de la guerre civile libanaise (1975-1990).
Des discussions sont prévues mardi à Washington entre des responsables libanais, israéliens et américains, une initiative rejetée par le Hezbollah, formation pro-iranienne.
Netanyahu, pendant une visite dans le sud du Liban, a déclaré que le conflit se poursuivrait et a mentionné la mise en place d’une "zone tampon de sécurité" pour protéger Israël contre les menaces du Hezbollah, une affirmation qui suscite de vives critiques.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a signalé un nouvel incident où des soldats israéliens ont heurté deux de ses véhicules, occasionnant d'importants dégâts. Israël a justifié ses actions par la nécessité de sa sécurité, mais cela soulève des préoccupations croissantes sur la situation humanitaire actuelle.
Depuis le début des hostilités, les frappes israéliennes ont causé la mort de 2.055 personnes et blessé plus de 6.500 autres, selon les dernières données officielles. La situation dans le sud du Liban devient critique, avec des bombardements intensifiés sur les villages, y compris Qana, où une frappe a tué cinq personnes.
Des témoignages d'habitants révèlent des destructions massives. Un secouriste, Hassan Berro, a rapporté que leur centre d'opérations a été totalement détruit, aggravant ainsi les défis auxquels font face les équipes de secours. L'armée israélienne continue d'accuser le Hezbollah d'utiliser des infrastructures civiles à des fins militaires, mais sans preuves tangibles.
Alors que la situation escalade, la communauté internationale appelle à des mesures pour protéger les civils et mettre fin aux hostilités.







