Le ministère de l’Intérieur a publié, le 16 avril 2026, des données préoccupantes révélant une augmentation des outrages sexistes et sexuels, établis depuis 2018.
Après une légère baisse en 2024, le nombre d’infractions pour outrages sexistes et sexuels a fortement grimpé en 2025, enregistrant une hausse de 17 % selon le ministère de l’Intérieur. « En 2025, les services de police et de gendarmerie nationales ont enregistré 3.900 infractions pour outrage sexiste ou sexuel », a-t-il précisé dans son communiqué de presse.
Ceci constitue le chiffre le plus élevé jamais enregistré pour cette infraction législative. Néanmoins, le ministère signale que « ces infractions sont rarement rapportées aux services de police et de gendarmerie », soulignant ainsi leur sous-estimation flagrante. Dans neuf cas sur dix, les victimes sont des femmes, et dans 97 % des cas, les offenses sont perpétrées par des hommes.
« Majoritairement dans les grandes villes »
Selon le Code pénal, l’outrage sexiste et sexuel consiste à « imposer à une personne des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste qui atteignent sa dignité ou créent une situation intimidante ». Par défaut, il est défini comme une contravention, mais peut être requalifié en délit en présence de circonstances aggravantes. Plusieurs organisations de défense des droits des femmes ont critiqué son instauration, redoutant que des comportements d'agression sexuelle soient requalifiés sous cette infraction.
« Les outrages sexistes et sexuels se concentrent majoritairement dans les grandes villes », ajoute le ministère, citant la région parisienne qui enregistre « 8,5 infractions pour 100.000 habitants ». Des variations significatives se font également jour selon les départements.
Particulièrement, le Loiret présente un taux d’environ 19 outrages pour 100.000 habitants en 2025, bien au-delà de la moyenne nationale qui se fixe à 3. Toutefois, ce chiffre pourrait essentiellement refléter une meilleure prise en compte et un enregistrement accru des infractions par les forces de l’ordre locales, plus que le résultat d'une incidence réelle des outrages.
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