Alors que les prix des carburants continuent de grimper, le gouvernement a annoncé, le 21 avril, une aide d'un montant de trois millions d'euros visant à soutenir les "travailleurs modestes grands rouleurs" ainsi que des discussions avec le secteur du BTP. Ce soutien a été présenté lors d'une conférence de presse par Sébastien Lecornu.
Catherine Guerniou, vice-présidente de la Fédération française du bâtiment (FFB), a déclaré sur Franceinfo que ces aides constituent "un premier pas" vers une solution plus globale. Elle a également indiqué que, selon les annonces du Premier ministre, des négociations sont en cours concernant une aide qui pourrait atteindre environ 20 centimes par litre pour les entreprises de moins de 20 salariés.
Guerniou, qui est également vice-présidente déléguée de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), a exprimé sa satisfaction en arguant que le BTP devait obtenir une reconnaissance, car les aides étaient précédemment trop centrées sur des secteurs tels que l'agriculture ou le transport routier. "C'était une demande que nous avions, d'élargir le spectre", a-t-elle déclaré.
Un appel à élargir les aides à toutes les entreprises du BTP
Pour l'instant, l'aide concerne particulièrement le gazole non-routier (GNR), utilisé principalement par les artisans et entreprises devant faire fonctionner des engins de chantier. Guerniou a souligné l'importance d'étendre cette aide aux carburants routiers, car de nombreuses entreprises du BTP dépendent de camions pour leurs opérations quotidiennes.
Alors que les enjeux restent capitaux, des experts du secteur appellent à une réelle transparence dans la mise en œuvre de ces aides, afin de garantir leur efficacité. Pour des entreprises en difficulté face à une inflation galopante, chaque centime compte. D'après une étude récente de l'INSEE, près de 70% des petites entreprises affirment que la flambée des prix des carburants impacte significativement leur activité.







