Une nouvelle enquête publiée par Die Welt attise les débats en Allemagne, révélant que dans certaines régions, les étrangers représentent environ 50 % des suspects de crimes violents. Cela soulève des questions cruciales sur l'immigration et son impact sur la société allemande.
Plus d'une décennie après l'afflux massif de réfugiés en raison du conflit syrien de 2015, les répercussions de cette immigration se font ressentir à divers niveaux. Selon le ministre de l'Intérieur, Joachim Herrmann, les données mettent en lumière un « lien évident » entre l'augmentation de la criminalité et « l'immigration massive de ces dernières années ». Herrmann stipule même que « quiconque n’a pas de droit de séjour, commet des infractions ou rejette nos valeurs doit quitter notre pays ». En Bavière, par exemple, le taux d'implication des suspects non allemands pour des crimes violents est quatre fois supérieur à celui des Allemands.
Des écarts particulièrement élevés selon les nationalités
L'Office fédéral de la police criminelle allemande révèle d'importantes disparités selon les nationalités. Les Syriens apparaissent 16 fois plus fréquemment que les Allemands parmi les suspects de délits violents, tandis que les Afghans et les Turcs sont respectivement 14 et 4 fois plus représentés. Ces tendances ne sont pas isolées à la Bavière, mais s'étendent à d'autres régions du pays.
Dans un contexte tout aussi préoccupant, le chancelier allemand Friedrich Merz a récemment proposé de renvoyer 80 % des Syriens réfugiés en Allemagne. Cette déclaration fait écho à une opportunité politique où la question de l'immigration est de plus en plus sensible.
Les femmes étrangères aussi présentes dans la délinquance
Il est également intéressant de noter que cette surreprésentation ne concerne pas uniquement les hommes. À Berlin, des données affichent que 539 femmes syriennes et 569 femmes afghanes ont été mises en cause pour des faits de violence, contre seulement 387 hommes allemands.
En 2025, la criminalité violente a enregistré une légère baisse de 2 % par rapport à l'année précédente, lorsque l'immigration illégale avait atteint un pic. Les chiffres montrent une diminution des entrées, avec 62 526 arrivées enregistrées, contre plus de 83 000 en 2024 et 127 000 en 2023. Cette réduction marque un tournant dans la politique d'immigration allemande, amorcée après le choc initial de 2015.







