La police italienne a confirmé l'extradition vers les États-Unis d’un hacker chinois, suspecté d’avoir orchestré des cyberattaques majeures durant la pandémie de Covid-19. Dans un communiqué, les autorités affirment que le ressortissant, ancien directeur d’une entreprise technologique à Shanghai, faisait objet d’un mandat d'arrêt de la justice américaine.
Ce pirate informatique aurait exploité des failles notables dans des logiciels de messagerie populaire, notamment Microsoft Exchange. Ces attaques, baptisées « Hafnium », ont visé des organismes gouvernementaux et des instituts de recherche américains, en particulier ceux travaillant sur des traitements et vaccins contre le Covid-19. Une partie des informations compromises concerne le développement de vaccins, mettant ainsi en lumière la vulnérabilité des infrastructures critiques pendant une crise sanitaire mondiale.
Laurent Cailly, expert en cybersécurité, explique que “ces attaques ont permis à des acteurs étatiques de s'approprier des données sensibles”. Les services américains, en collaboration avec Interpol et la police italienne, ont pu localiser et intercepter le hacker à l’aéroport de Malpensa à Milan début juillet 2025, grâce à une opération conjointe. “Il est crucial de renforcer les mesures de sécurité face à ces menaces, particulièrement quand des gouvernements sont impliqués”, a-t-il ajouté.
Les cyberattaques ont eu un large impact, touchant des milliers d'entreprises et d'institutions locales aux États-Unis. Ces événements ont encouragé Washington et ses alliés à pointer du doigt Pékin comme responsable. Le hacker fait face à des accusations graves, notamment d’accès frauduleux à des systèmes informatiques, d'usurpation d’identité, et pourrait encourir des décennies de prison.







