Donald Trump a récemment dévoilé un plan ambitieux visant à libérer des navires pris au piège dans le Golfe depuis plus de deux mois, tout en annonçant des dialogues "très positifs" avec l'Iran, qui a présenté une proposition en quatorze points visant à résoudre les tensions avec les États-Unis.
Dans une tournure surprenante par rapport à ses déclarations précédentes, le président américain a évoqué un "geste humanitaire" en soulignant l'importance de la bonne volonté. Ces discussions, manifestement en bonne voie, se déroulent via une médiation pakistanaise, instaurant un nouvel espoir de compromis entre Washington et Téhéran.
À compter de lundi matin, la marine américaine commencera à escorter des navires à travers le détroit d'Ormuz, y compris des vaisseaux de nations détachées du conflit au Moyen-Orient. Trump a partagé ces informations sur sa plateforme Truth Social, tout en précisant que toute interférence iranienne pourrait entraîner des réponses militaires.
Depuis le début des tensions, l'Iran bloque le détroit d'Ormuz, un passage crucial pour le transport d'environ 20 % du pétrole mondial. En réaction, les États-Unis ont riposté en restreignant l'accès aux ports iraniens, provoquant une escalade des tensions commerciales.
Des données d'AXSMarine révèlent qu'au 29 avril, 913 navires commerciaux géraient des opérations dans le Golfe, incluant 270 pétroliers et plus de cinquante navires gaziers, touchant potentiellement 20 000 marins en conditions précaire. Trump a exprimé ses préoccupations concernant les pénuries alimentaires et les conditions de vie à bord, soulignant la nécessité d'une intervention rapide.
En dépit des récentes promesses, son administration a mis en garde les navires se tournant vers l'Iran pour obtenir un passage, rappelant que cela les exposerait à des sanctions. Ce blocus a également provoqué une flambée des prix du pétrole, atteignant des niveaux jamais vus depuis 2022, avant de connaître une légère baisse sur les marchés asiatiques.
Scott Bessent, ministre américain au Trésor, a affirmé que les sanctions infligeaient une pression énorme sur le régime iranien, lui ôtant ses moyens militaires.
Cependant, les tensions demeurent intenses. Un conseiller militaire du leader suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a intimé aux États-Unis de faire attention, qualifiant leurs actions de piraterie.
Malgré le cessez-le-feu instauré le 8 avril après des semaines de frappes israélo-américaines, les questions épineuses entre les deux nations persistent, rendant difficile toute possibilité de dialogue fructueux. Selon un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, des discussions sont néanmoins en cours, et Téhéran envisage de répondre aux propositions américaines.
Les Gardiens de la Révolution ont pour leur part averti que Trump devait choisir entre un conflit militaire risqué ou un accord médiocre avec Téhéran. Le plan en quatorze points proposé par l'Iran demande notamment le retrait des forces américaines proches de ses frontières et l'arrêt du blocage des ports, sans toucher à la question nucléaire, qui reste un point de discorde central.
Sur le front libanais, Israël a intensifié ses frappes, provoquant des pertes humaines et exacerçant la tension dans la région, tandis que le ministère libanais de la Santé rapportait des blessés parmi les secouristes.







