Le Hezbollah fait parler de lui avec un nouvel outil de guerre : le drone relié par fibre optique, une innovation qui complique la tâche des forces israéliennes dans le sud du Liban. Ces appareils, à la fois discrets et efficaces, tentent de mettre à mal la supériorité technologique israélienne.
Les drones utilisés par le Hezbollah ne fonctionnent pas sur la base des ondes radio traditionnelles, mais sont connectés à leurs opérateurs par un fil extrêmement fin. Yehoshua Kalisky, chercheur à l’Institut israélien d’études sur la sécurité nationale, souligne que cette méthode les rend "immunisés contre le brouillage des communications". De plus, l’absence de signature électronique rend leur lancement quasi indétectable.
Une menace difficile à contrer
Connectés par fibre optique, ces drones peuvent également transporter des explosifs, ce qui les rend encore plus redoutables. Selon les experts, leur capacité de vol bas et rapide les rend très difficiles à suivre ou à détecter. Une source militaire israélienne, citée par CNN, admet que les options pour contrer cette menace sont limitées. "À part des barrières physiques comme les filets, il n’y a pas grand-chose à faire", confie-t-elle.
Ces appareils à faible coût peuvent être assemblés à partir de composants civils, illustrant ainsi une forme de guerre asymétrique où l'impact peut être démesuré par rapport à l'investissement. Xavier Tytelman, ancien aviateur militaire, évoque les inconvénients de ces drones, qui, bien qu'efficaces, sont plus lents et alourdis par leurs charges.
L'utilisation de drones filaires a été observée dans le cadre du conflit ukrainien, où chaque camp a adopté des tactiques similaires pour contourner les systèmes de défense. Pour Israël, le défi consiste désormais à développer de nouveaux moyens de détection et de neutralisation. L'armée fait évoluer ses stratégies tout en augmentant les mesures de protection sur le terrain.







