Le célèbre quotidien américain, le New York Times, se retrouve sous le feu des projecteurs suite à des accusations lancées par l'agence fédérale chargée de l'égalité des chances en matière d'emploi (EEOC). Cette action fait suite à une plainte d'un ancien candidat à un poste de rédacteur en chef adjoint, alléguant que son accès à ce poste a été entravé en raison de sa race.
En décembre dernier, Andrea Lucas, directrice de l'EEOC, a sollicité des témoignages sur la discrimination des hommes blancs en raison de leur race ou de leur sexe. Elle a déclaré : « Êtes-vous un homme blanc ayant subi de la discrimination au travail ? Vous pourriez avoir droit à une indemnisation. » Lucas, nommée par Donald Trump, semble diriger l'agence avec un accent particulier sur les politiques de diversité.
L'espace public est désormais agité autour de la décision du New York Times de recruter une candidate de couleur pour un poste clé, alors qu'un employé blanc a vu sa candidature rejetée. L'EEOC affirme que cette décision était motivée par une volonté d'atteindre des objectifs de diversité, allant jusqu'à décrire la candidate retenue comme « un peu novice ». En réponse, le New York Times a dénoncé ces accusations comme une manœuvre politique et a défendu son processus de recrutement.
Rappelons que le New York Times s'est engagé depuis plusieurs années à accroître la diversité au sein de ses équipes, publiant chaque année un rapport sur les progrès réalisés. Son syndicat, le Times Guild, est également en faveur d'une augmentation des membres issus de groupes minoritaires. Malgré les avancées, une enquête de l'EEOC a révélé qu'en 2024, les employés blancs représentaient toujours 68 % des postes de direction du journal.
Andrea Lucas a souligné que « prendre des décisions d'embauche basées sur la race ou le sexe viole la loi fédérale ». Dans ce contexte, des observateurs estiment que l'attitude actuelle de l'administration Trump vis-à-vis de l'EEOC représente un tournant significatif depuis la création de l'agence en 1964, initialement dédiée à la lutte contre la discrimination raciale.
L'agence fédérale a récemment été critique envers des initiatives telles que celles de Coca-Cola et Nike, accusées de favoriser les minorités aux dépens des employés blancs. Les déclarations de Lucas et les poursuites de l'EEOC révèlent une volonté d'écarter les politiques de diversité, jugées contraires aux lois sur les droits civiques, mais elles soulèvent aussi des inquiétudes quant à l'équilibre entre la diversité et le respect des droits individuels.







