Le président américain avertit que des "hausses immédiates" des droits de douane sont envisageables si l'accord commercial construit l'été dernier n'est pas ratifié d'ici le 4 juillet. Les discussions tenues par les États membres le 6 mai 2026 n'ont pas abouti à un consensus avec le Parlement.
Depuis la rencontre entre Ursula von der Leyen et Donald Trump à Turnberry, en Écosse, le 27 juillet 2025, les avancées sur l'accord commercial entre l'Europe et les États-Unis semblent figées. Un état de choses qui irrite le président américain, qui s'est jusqu'à présent montré "bien patient". La situation a pris un tournant ce jeudi 7 mai, avec l'annonce d'un ultimatum à l'Union européenne.
Menaces américaines
Sur son réseau social Truth, Donald Trump a posé un délai au 4 juillet pour que l'Europe honore son engagement concernant la ratification de sa "part de l'accord" commercial. Ce dernier devrait permettre de "réduire leurs tarifs (douaniers) à zéro". En l'absence de mesures concrètes avant cette date, le président des États-Unis envisage des hausses de taxes "à un degré bien plus élevé".
L'accord de Turnberry stipule que l'Europe doit renoncer à la plupart de ses droits de douane sur les produits manufacturés américains. En contrepartie, les États-Unis s'engagent à réduire leurs tarifs à 15 % sur les biens européens, à l'exception de l'acier et de l'aluminium, dont les droits resteront à 50 %. Ce déséquilibre, accepté par les Vingt-Sept, est considéré comme essentiel pour assurer "prévisibilité et stabilité" dans les relations économiques, comme l'indique Toute L’Europe.
Pourparlers entre le Parlement et les Vingt-Sept
Malgré cela, le Parlement européen a réclamé des mesures protectrices face aux menaces tarifaires de Trump lors de la réunion du 6 mai. D'après RTL, les pressions de Trump, qui a récemment proposé d'augmenter à 25 % les droits de douane sur les véhicules européens importés, ne font qu'ajouter à l'incertitude économique qui plane sur l'Europe.







