En réponse à la hausse alarmante des prix des carburants, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a proposé ce jeudi 7 mai une circulaire invitant les fonctionnaires à adopter le télétravail jusqu'à trois jours par semaine. Cette initiative vise particulièrement les agents vivant éloignés de leur lieu de travail et sans accès pratique aux transports en commun.
Selon les estimations récentes, la flambée des prix est en partie attribuée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, rendant ainsi crucial un ajustement dans les pratiques de travail gouvernementales.
Réduction des déplacements professionnels
Pour alléger les dépenses, David Amiel recommande aussi de limiter les déplacements liés au travail. Les réunions, jurys et séminaires se tiendront de préférence en visioconférence. En outre, lorsque des déplacements sont inévitables, ils devront être justifiés et se concentrer uniquement sur des interventions urgentes ou des missions de sécurité.
Les fonctionnaires doivent également opter pour les moyens de transport les moins polluants et les plus économes, tels que les transports en commun. La circulaire rappelle que les trajets en voiture ou en avion doivent être réservés aux cas où aucune alternative n'est envisageable.
Pour les agents qui ne peuvent pas recourir au télétravail, le ministère a évoqué l'existence d'aides, comme l' indemnité carburant de 50 euros, destinée aux travailleurs à faible revenu parcourant de grandes distances.
Cette initiative, bien que saluée par certains experts, suscite des questions sur la durabilité des politiques de transport et leur impact environnemental, comme l’a souligné Lucie Fournier, une experte en transports publics.







