Plus de 1.700 cas de LGBTphobies ont été signalés à SOS Homophobie en 2025 en France, un chiffre en hausse sur un an, selon le rapport annuel de l’association publié lundi 11 mai 2026. Il pointe un « climat de plus en plus anxiogène et délétère ».
D'après le rapport annuel de l'association, SOS Homophobie a enregistré 1.771 témoignages de LGBTIphobie en 2025, couvrant des situations telles que des insultes, du harcèlement, des discriminations et des agressions physiques. Ces données, accessibles sur leur site officiel, montrent une augmentation par rapport aux 1.571 témoignages en 2024. L'association précise que ces chiffres ne reflètent qu'une partie de la réalité, de nombreuses personnes n'osant pas parler de leur souffrance par peur ou résignation à l'approche de la journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie le 17 mai.
Les témoignages indiquent que les actes de violence sont principalement rencontrés dans des lieux publics (13%), en ligne (11%) et au sein de la famille (10%). Les insultes (36%) et le harcèlement (17%) constituent les manifestations dominantes de la LGBTphobie. L'association, qui publie un rapport annuel depuis 1997, décrit un climat de plus en plus inquiétant en 2026.
« On est sur une ligne de crête »
Julia Torlet, présidente de SOS Homophobie, souligne : « Les lois protégeant les personnes LGBT+ existent, mais il manque une réelle volonté politique pour les appliquer efficacement. » Elle déplore également le manque de ressources allouées à la mise en œuvre de ces lois.
Elle ajoute : « Nous sommes à un tournant, car tout pourrait changer avec l'élection présidentielle de l'année prochaine. Soit les autorités prennent des mesures pour mettre en œuvre les lois en vigueur, soit nous pourrions sombrer dans une augmentation de la violence et un effritement du vivre ensemble. »







