Dans une décision marquante, un tribunal colombien a ordonné aux autorités d'immigration de publier des informations relatives aux visites de Jeffrey Epstein et de Ghislaine Maxwell dans le pays. Cette ordonnance fait suite à des documents dévoilés par le département américain de la Justice, qui mettent en lumière des associations surprenantes.
L'ancien président colombien Andrés Pastrana est mentionné à plusieurs reprises. En 2003, il avait été passager du jet privé d'Epstein. Des courriels entre les deux parties suggèrent une connexion significative, renforcée par une photographie prise en 2002 où ils figurent ensemble, tous deux vêtus d'un uniforme militaire colombien.
Dans des révélations déclassifiées, Ghislaine Maxwell prétend avoir piloté un hélicoptère militaire Blackhawk en Colombie, où elle aurait même tiré sur des membres d'un groupe guérillero dans l'Amazonie. Ces affirmations suscitent des inquiétudes et interrogent sur l'impact des personnalités comme Epstein dans la sphère législative et militaire colombienne.
Le tribunal administratif du département de Cundinamarca a désigné l'agence Migracion Colombia pour faire la lumière sur ces voyages, pointant que ces informations soulèvent un vif intérêt public. Auparavant, l'agence avait refusé de fournir des détails, invoquant des raisons de sécurité et de protection des données personnelles.
Pastrana a reconnu avoir rencontré le couple à plusieurs reprises, mais insiste sur le caractère officiel de ces rencontres. Bien qu'il ait admis qu'une visite de Maxwell avait eu lieu, il dément catégoriquement toute indication qu'elle aurait tiré depuis un hélicoptère. En réponse aux accusations, il souligne également qu'il n'a jamais mis les pieds sur l'île privée d'Epstein dans les Caraïbes, où de graves allégations de trafic sexuel ont émergé.
Jeffrey Epstein, un financier ayant tissé des liens avec de nombreuses personnalités influentes, a été arrêté en juillet 2019 pour exploitation sexuelle de mineures. Sa mort, survenue alors qu'il attendait son procès, a été qualifiée de suicide par pendaison lors de l'autopsie. Ce dénouement ajoute une couche de mystère à une affaire déjà très controversée, interpellant l’opinion publique sur les implications profondes de son réseau d'influences.







