Après les controverses entourant les chauves-souris et les pangolins durant la pandémie de Covid-19, un nouvel acteur entre en scène : le caracara de Darwin. Cette passion pour l'ornithologie d'un touriste néerlandais a pris un tournant tragique. Léo Schilperoord, considéré comme le « patient zéro » du foyer d’hantavirus du MV Hondius, a contracté la maladie lors d'un voyage en Argentine. Son obsession pour les oiseaux l’a conduit à la décharge d’Ushuaia pour admirer cette espèce rare, menant à une inquiétude croissante sur les transmissions de maladies.
Bien que ressemblant à un aigle, le caracara appartient à la famille des Falconidés. Contrairement à ses cousins, il manifeste une intelligence et une adaptation remarquable, selon Terra Cultura.
Un habitat peu ordinaire : la décharge
Ce rapace, mesurant entre 50 et 65 cm, préfère se déplacer au sol : son comportement opportuniste le pousse à s’alimenter de déchets, d’insectes et de charognes. Prisé par les ornithologues, le caracara de Darwin, espèce endémique du sud du Chili et de l’Argentine, se retrouve facilement à Ushuaia, notamment à la décharge, site peu fréquenté par les humains.
Les dangers de l’observation aviaire
Cependant, l’observation de ce magnifique oiseau dans un tel lieu pose un risque. Les rongeurs, principaux hôtes de l’hantavirus, se multiplient là où se trouvent des déchets. L’Institut Pasteur affirme que le virus se propage par l'inhalation de particules de poussière contaminées. Ainsi, s’aventurer près de la décharge met les visiteurs en contact avec des zones à risque.
Découvrez notre dossier sur l'hantavirusAu-delà des enjeux sanitaires, le caracara de Darwin est fascinant pour les chercheurs. Doté d'une capacité d'apprentissage inégalée, il collabore même pour s'approprier de la nourriture. Son cri guttural et particulier rappelle celui des perroquets, ajoutant à son charme naturel, mais il est prudent de garder ses distances des zones non maîtrisées.







