L'Europe renforce sa posture. Ce lundi 11 mai 2026, le Conseil de l'Union européenne a mis en place des sanctions contre 16 responsables et 7 entités russes impliqués dans la déportation systématique et l'endoctrinement de jeunes Ukrainiens, selon Euronews.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a qualifié ces actes de "l'une des plus terribles atrocités engendrées par le conflit en Ukraine". Ces mesures visent à contrer un processus d'assimilation systématique, englobant l'endoctrinement et une éducation militarisée, ainsi qu'une adoption illégale. Actuellement, plus de 130 personnes font l'objet d'un gel de leurs avoirs et d'une interdiction d'entrer sur le territoire européen. Le ministre ukrainien, Andriy Sybiha, a dénoncé ces pratiques, affirmant que "les enfants sont contraints d'oublier leur identité, d'où ils viennent et même leur langue".
La menace d'un génocide en arrière-plan
Le phénomène prend une ampleur alarmante. Alors que l'Ukraine dénombre 20 500 enfants déportés, Yale avance un chiffre qui pourrait atteindre 35 000, tandis que Moscou évoque jusqu'à 700 000 expulsions.
Pour Baiba Braže, ministre lettone des Affaires étrangères, ces actions pourraient consister en des caractéristiques juridiques d'un génocide, en référence à la convention sur le sujet. Les entités sanctionnées seraient responsables de catalogues d'adoption, où les enfants sont discrètement triés selon des critères physiques, comme la couleur des yeux.
Une coalition internationale pour la restitution
La pression diplomatique s'accroît avec l'émergence de la Coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens, qui comprend désormais 49 membres, incluant la Suisse et Monaco.
Le défi reste colossal, car la Russie prend des mesures pour modifier l'identité et les documents des mineurs, rendant leur traçabilité difficile. Kyiv insiste sur le fait que ces enfants ne seront pas inclus dans des échanges de prisonniers de guerre. "Leur retour est inconditionnel", a réaffirmé Andriy Sybiha. À l'heure actuelle, seulement 2 000 enfants ont pu retrouver leur famille, tandis que des dizaines de milliers restent coincés dans le système fédéral russe, troublés et isolés.







