Un baby-sitter a été mis en examen et placé en détention provisoire, selon le parquet de Lille, soupçonné d'avoir violé ou agressé sexuellement 18 enfants.
Le parquet de Lille a annoncé, mercredi 13 mai, la mise en examen d'un homme de 37 ans, suspecté d'avoir agressé sexuellement ou violé 18 enfants âgés de 2 mois à 5 ans dans la métropole lilloise, entre mars 2023 et décembre 2025. Les informations révèlent que cet individu est accusé de viols sur trois enfants et d'agressions sur quinze autres, dont deux sont également concernés par des faits de corruption de mineurs, d'après Samuel Finielz, le procureur de la République.
Ce baby-sitter est également sous le coup d'accusations de viol et d'agression sexuelle sur un mineur, des faits qui remonteraient à l'été 2014 dans un centre aéré de Poitiers. Selon des sources proches de l'enquête, l'individu a principalement choisi de garder le silence tout en niant les faits qui lui sont reprochés.
44 familles concernées
L'enquête a été déclenchée après qu'une plainte ait été déposée fin décembre par la mère d'un enfant de deux ans, concernant des abus sur son fils gardé par l'accusé. Au total, 44 familles de la métropole lilloise ont fait appel à ses services via une plateforme de mise en relation pour babysitters, souligne le parquet. Parmi les 58 enfants qu'il a pu garder, 18 pourraient être des victimes.
Une association d'aide aux victimes a déjà été mobilisée pour accompagner les familles touchées. De plus, cet homme a récemment été mis en examen pour possession d'images d'atteintes sexuelles sur un animal domestique, des éléments découverts lors d'une perquisition.
Un passé criminel troublant
Il est à noter que cet homme avait été condamné en 2020 à Nice à cinq années d'emprisonnement pour agression sexuelle sur mineur. À l'époque, il avait reçu une peine de suivi sociojudiciaire, incluant une interdiction d'entrer en contact avec des enfants. Malgré ces mesures, il a pu travailler comme baby-sitter.
Des alertes avaient été lancées en mai 2025, lorsque les autorités avaient été informées qu'il continuait à exercer cette activité. Les services judiciaires avaient alors décidé de renforcer son suivi. Actuellement, les enquêtes s'intensifient pour découvrir d'éventuelles autres victimes ayant utilisé les services de ce mis en cause sur des plateformes différentes.
Le parquet de Lille rappelle à chaque parent qu'il peut demander un extrait du bulletin n°3 du casier judiciaire de tout baby-sitter avant de l'embaucher. En cas de récidive, une peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité est encourue. Notons que près de 4.800 personnes ont été exclues des secteurs liés à la protection de l'enfance grâce à un système de vérification des antécédents judiciaires, récemment mis en place.







