Le porte-parole du Rassemblement national (RN), Laurent Jacobelli, a lancé un appel à la fermeté gouvernementale alors que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, se prépare à se rendre à Alger ce lundi. Cette visite, qui vise notamment à discuter du sort du journaliste Christophe Gleizes, intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Paris et Alger.
Jacobelli s'est indigné de ce qu'il qualifie de « diplomatie de la courbette », incitant le gouvernement à adopter une posture plus ferme. Dans des déclarations faites sur France Inter et Franceinfo, il a exprimé son dédain pour une approche jugée trop accommodante. « Rien n’a été fait. Arrêtons la diplomatie de la courbette, essayons la diplomatie de la fermeté », a-t-il déclaré. Avec la visite à Alger de Darmanin prévue pour tenter de « rétablir les relations judiciaires », le député a exigé une « fermeté dans le langage diplomatique » et a exhorté l'exécutif à « mettre des conditions ».
Christophe Gleizes demeure en détention
Jacobelli a également critiqué les concessions que Paris pourrait être amené à faire. « Tant mieux si la voie diplomatique est utilisée, mais à quelle fin ? Si cela implique que la France doive se déclarer coupable de son histoire, c’est inacceptable », a-t-il souligné. Il a mis en garde contre toute forme de « chantage » de la part d'Alger, notamment concernant des affaires judiciaires touchant des intellectuels comme Gleizes. Ce dernier est en détention dans le pays alors que Boualem Sansal a également subi une année d'incarcération.
De plus, Jacobelli a engagé une critique des discours repentants du président Emmanuel Macron et de ses ministres, qu'il perçoit comme un aplaventrisme. « Depuis des années, le président met un genou à terre et chaque jour, nos ministres se rendent à Alger », a-t-il déploré, ajoutant que cette attitude n’a fait que renforcer les critiques du gouvernement algérien. Il a appelé à revisiter les accords de 1968, qui donnent des avantages aux ressortissants algériens concernant les titres de séjour.
À la fin de cette déclaration, le porte-parole a martelé que la France doit adopter une ligne claire : « Si la rencontre conduit à ce que l’Algérie cesse d'insulter la France [...], alors on avancera », a-t-il conclu, exprimant son scepticisme quant à la possibilité d'une véritable entente si les conditions actuelles persistent.







