Le 18 mai, les forces israéliennes ont arrêté une nouvelle flottille pour Gaza, impliquant une cinquantaine de navires ayant pris la mer depuis la Turquie la semaine précédente, selon les organisateurs. Cette action a été confirmée par des membres de la flottille, qui ont signalé que les militaires israéliens montraient des signes d’intervention sur les bateaux.
La flottille Global Sumud, à l'origine de l'initiative, a déclaré sur Twitter : "Des navires militaires interceptent actuellement notre flottille, et les forces israéliennes montent à bord de notre premier bateau."
Les autorités israéliennes, par le biais du ministère des Affaires étrangères, ont préalablement averti que "Israël ne tolérera aucune violation du blocus maritime légitimement imposé à Gaza". Elles ont ainsi enjoint les artistes participants à faire demi-tour immédiatement.
Du côté turc, le ministre des Affaires étrangères a fermement condamné cette interception, la qualifiant de "nouvel acte de piraterie dans les eaux internationales". Ankara a exigé un respect des droits maritimes et des conventions internationales pertinentes.
Israël dénonce une "provocation" et implique des groupes turcs violents
Cette interception s'inscrit dans le cadre de la troisième tentative en un an de briser le blocus israélien sur Gaza, une région déjà ravagée par des conflits prolongés et des pénuries croissantes en aide humanitaire. Le départ de cette flottille du sud-ouest de la Turquie, le 14 mai, a déjà été anticipé avec préoccupation par Israël, qui a rapidement rejeté les allégations de pénurie d’aide en affirmant que Gaza en reçoit déjà en abondance.
En avril, une flottille similaire a été intervenue dans les eaux internationales grecques, des membres ayant été arrêtés, notamment deux qui ont fait l’objet d'accusations de mauvais traitements pendant leur détention. Les ONG sur place ont condamné ces agissements, revendiquant des droits humains fondamentaux.
Il est important de noter que le ministère israélien a critiqué l'engagement de groupes tels que Mavi Marmara et IHH, que Tel Aviv définit comme des organisations terroristes impliquées dans cette "provocation". "Cette action vise à desservir les intérêts du Hamas et à détourner l’attention des véritables enjeux de sécurité dans la région", a souligné un porte-parole officiel.
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