La genèse de Médecins du monde remonte à une scission au sein de Médecins sans frontières, survenue en 1979. Des tensions ont émergé pendant l'opération *Un bateau pour le Vietnam*, où un groupe emmené par Bernard Kouchner a décidé d'affréter un cargo pour fournir des vaccinations aux réfugiés. Jugés trop médiatiques par MSF, ces médecins ont quitté l'organisation pour fonder MDM, avec la double vocation de « soigner et témoigner » (source : Médecins du monde). D'emblée, leur mission était claire : intervenir là où personne n'osait aller. C'est ainsi qu'ils se sont illustrés en Afghanistan, en menant des campagnes de vaccination clandestines et en formant le personnel local, puis ont élargi leur champ d'action au Salvador et au Brésil auprès des populations indigènes.
À l'heure d'aujourd'hui, Médecins du monde se distingue par son engagement politique. L’association ne se limite plus à fournir des soins, mais lutte aussi contre des injustices comme l'apartheid en Afrique du Sud, et, dans les années 1990, elle a été à l'initiative de la création d'une cour pénale internationale. En 1990, elle jouait un rôle clé dans l'élaboration de la Charte de Cracovie, qui affirme que le principe de non-ingérence doit céder lorsqu'il s'agit de prévenir des situations de non-assistance.
Aujourd'hui, MDM évolue en tant que réseau international, comptant 16 délégations à travers le monde, de la France aux États-Unis, en passant par l’Argentine, le Japon et la Turquie. Son modèle économique repose sur des financements variés, incluant des subventions et des dons privés. Récemment, l'ONG s’est particulièrement distinguée par son soutien à la cause palestinienne, réaffirmant ainsi son engagement envers les droits de l'homme au travers de ses actions médicales.







