L’individu qui a heurté huit personnes samedi dernier à Modène fait l’objet de poursuites pour violences multiples, tandis que les enquêteurs privilégient une explication psychiatrique. Salim el Koudri, 31 ans, d’origine marocaine, est actuellement mis en cause pour des « violences multiples » et des « blessures aggravées », a précisé son avocat Fausto Gianelli à la suite de la diffusion d’informations dans les médias. Cependant, le parquet de Modène insiste sur le fait qu’aucune charge de terrorisme ou de préméditation ne sera retenue dans cette affaire.
Samedi après-midi, Salim el Koudri a foncé dans une rue populaire près du centre historique, blessant huit piétons, dont certains gravement, avant de tenter de s’enfuir avec un couteau, selon des informations rapportées par Le Monde. Il a été maîtrisé par des passants, puis arrêté.
Des blessures graves et des préoccupations psychologiques
Parmi les victimes, l’une a subi une amputation des jambes. Les autorités sanitaires de la région ont annoncé que l’un des blessés, âgé de 55 ans, avait récemment repris conscience, tandis qu’une femme de 53 ans reste dans un état « grave mais stable ».
Le ministre de l’intérieur a d’ailleurs évoqué que les circonstances de cet incident semblent davantage liées à des troubles mentaux qu'à une intention malveillante : « Ce qui ressort clairement, c’est une situation personnelle de nature psychiatrique », a-t-il déclaré. Salim, diplômé en économie mais actuellement sans emploi, avait déjà été suivi pour des problèmes psychiatriques.
Cette affaire soulève des interrogations sur la sécurité publique et la santé mentale, des débats déjà présents dans la société italienne. Selon un article de Le Parisien, cet incident a redonné vie à ces discussions, alors que les gens s'interrogent sur le soutien disponible pour ceux qui souffrent de troubles mentaux.







