Le commerce de stupéfiants évolue rapidement vers le numérique. Un rapport de l'Ofast consulté par RTL révèle que les opérations de vente de drogue sur Internet ne représentent qu'une fraction du phénomène. D'autres activités associées au narcotrafic se propagent également sur le web.
Cette dynamique virtuelle expose un trafic qui va bien au-delà de la simple vente. Selon l'Ofast, des discussions ont lieu sur des plateformes comme Telegram et Signal, où des offres de recrutement sont partagées de manière proactive. À l'instar de annonces que l'on pourrait trouver sur France Travail, ces groupes cherchent à engager des vendeurs ou des guetteurs pour des missions rémunérées allant de 100 à 300 euros par jour.
Les opportunités ne s'arrêtent pas là. Des rôles de conducteurs pour des opérations 'go-fast' ou même de tireurs sont proposés, avec des primes pouvant atteindre plusieurs milliers d'euros. Parallèlement, des canaux spécialisés s'attachent à dénoncer des informateurs, appelés ‘mouchards’ ou ‘balances’. Les responsables de ces groupes disposent de documents judiciaires et publient des noms, accompagnés de photographies, pour alerter sur ceux qui collaborent avec les forces de l'ordre.
Ces canaux de communication constituent de véritables entreprises à part entière. Les administrateurs reçoivent une rémunération de la part des narcotrafiquants pour diffuser des annonces, faisant de ces groupes un espace publicitaire sombre, où les annonces peuvent atteindre des dizaines, voire des centaines d'euros. Cette tendance illustre non seulement la sophistication croissante du narcotrafic, mais aussi l'ampleur de son emprise sur le digital, rendant la lutte des autorités toujours plus complexe.







