Mardi, Donald Trump a renforcé la tension en menaçant de nouvelles frappes contre l'Iran, si un accord n'était pas trouvé rapidement. L'armée iranienne, pour sa part, a averti qu'elle ouvrirait "de nouveaux fronts" en cas d'agression américaine.
"Je ne souhaite pas la guerre, mais nous pourrions être contraints d'agir fort" a déclaré Trump lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche. Interrogé sur le calendrier d'éventuelles négociations, il a tenu des propos vagues, suggérant que cela pourrait arriver d'ici quelques jours.
Le Qatar a appelé à accorder une priorité à la diplomatie pour apaiser les tensions, un conflit qui a déjà causé des milliers de pertes humaines et perturbé l'économie mondiale.
Trump a également révélé qu'il avait annulé une attaque contre l'Iran qui devait se dérouler mardi, soulignant qu'il y avait "de très bonnes chances" d'arrivée à un accord avec Téhéran, en réponse aux conseils de plusieurs dirigeants du Golfe. Selon ses propos sur la plateforme Truth Social, cette décision vise à favoriser un climat de dialogue.
Le porte-parole de l'armée iranienne, Mohammad Akraminia, a réagi à ces menaces, avertissant que si l'Amérique agissait de manière imprudente, cela pourrait conduire à l'ouverture de nouveaux fronts contre les États-Unis.
Depuis qu'un cessez-le-feu a été instauré le 8 avril, des pourparlers tardifs ont été entamés, mais les positions des deux pays demeurent largement adverses, en particulier sur les questions nucléaires. Cette impasse a entraîné une seule session de discussions entre les représentants des États-Unis et de l'Iran qui a échoué le 11 avril à Islamabad.
Lundi, la diplomatie iranienne a réagi à une nouvelle proposition américaine pour briser le statu quo, en insistant sur le déblocage des fonds gelés et la levée des sanctions qui étranglent son économie.
Trump a exprimé sa confiance en des progrès dans les négociations, sans toutefois dévoiler de détails concrets. Il a néanmoins rappelé que les États-Unis étaient prêts à intervenir militairement si un compromis acceptable n'était pas trouvé.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a dénoncé les propos de Trump, les qualifiant de "menaces déguisées en opportunités de paix".
En matière économique, l'accord en question viserait à garantir l'absence d'armement nucléaire iranien. Des médias iraniens évoquent des "conditions trop strictes" imposées par les États-Unis, suggérant que les exigences semblent excessives, notamment en ce qui concerne le contrôle de l'uranium.
Sur le plan géopolitique, l'Iran maintient son emprise sur le détroit d'Ormuz, indispensable pour le commerce mondial d'hydrocarbures, alors que l'armée américaine continue son blocus. Cette situation a des répercussions notables sur le marché mondial du pétrole, dont les prix se sont récemment apaisés, après avoir atteint des sommets, atteignant 110,36 dollars le baril de Brent.







