Le gouvernement français a annoncé le 19 mai l'activation de mesures de précaution à Mayotte suite à la propagation de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo. Bien que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ait signalé que l'épidémie a causé plus de 130 décès, le risque d'importation du virus en France est considéré comme très faible.
Dans un communiqué, le gouvernement a affirmé être "très attentif" à la situation et a mobilisé les autorités sanitaires et diplomatiques pour suivre de près les développements. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a spécifié que “de premières mesures de précaution” avaient été adoptées à Mayotte, une région qui fait face à un afflux de migrants en provenance de l'Afrique des Grands Lacs.
Une réunion interministérielle a eu lieu à Matignon, rassemblant des représentants des ministères concernés. Selon les résultats des modélisations, le risque d'importation du virus reste très faible pour l'hexagone et Mayotte, malgré l'inquiétude croissante des experts. Les autorités sanitaires se montrent réactives, renforçant la vigilance sur la qualité des informations scientifiques autour du virus Ebola.
Acteurs de santé mobilisés
En raison de la localisation de Mayotte dans l'Océan Indien, le gouvernement a mis en alerte la préfecture locale ainsi que l'Agence régionale de santé (ARS). Les hôpitaux de Mayotte ont été mobilisés afin de garantir une prise en charge adéquate si des cas devaient être identifiés. Les protocoles de sécurité pour protéger les professionnels de santé sont également en cours de mise en œuvre.
Les services de l'État, y compris les armées et les ministères, intensifient les contrôles liés aux arrivées de migrants originaires d'Afrique de l'Est et de la région des Grands Lacs afin d'assurer une bonne coopération entre les pays de la zone. Le gouvernement recommande également aux voyageurs de prendre des mesures de protection lors de leurs déplacements dans les zones touchées par l'épidémie.
Le virus Ebola, connu pour provoquer une fièvre hémorragique hautement contagieuse, a fait plus de 15 000 victimes en Afrique en l'espace de 50 ans. Les autorités appellent à la vigilance tout en rassurant la population quant à la situation actuelle.







