Ces dernières semaines, le tribunal new-yorkais a été le théâtre d'une montée des arrestations de migrants s'étant rendus à des convocations judiciaires. Lundi soir, un juge fédéral, Kevin Castel, a pris une décision marquante en interdisant provisoirement à l'ICE d'effectuer des arrestations dans le tribunal dédié aux questions d'immigration à New York, où ces opérations avaient erronément pris de l'ampleur ces derniers mois.
Le bâtiment situé au 26 Federal Plaza à Manhattan représente un symbole fort des tactiques répressives de l'administration Trump, qui avait vu des agents masqués procéder à l'interpellation de ces personnes se présentant aux audiences judiciaires.
Dans son jugement, consulté par l'AFP, le juge Castel restreint fortement les capacités d'interpellation de l'ICE, n'autorisant les arrestations au tribunal que dans des cas d'urgence bien définis, tels qu'un « risque imminent de mort, de violence ou de dommages physiques ».
La décision repose sur une lettre du parquet de Manhattan, publiée il y a près de deux mois, qui contestait l'interprétation d'une note de l'administration Trump, justifiant ces arrestations dans les lieux de justice.
Une nouvelle arrestation
Suite à cette décision, le ministère de la sécurité intérieure (DHS) a déclaré qu'il n'existait aucune prohibition d'arrêter quelqu'un dans un lieu public. Le DHS estime que sa position sera finalement confirmée lors des prochaines étapes judiciaires.
Néanmoins, des militants pour les droits des migrants, ainsi que des élus démocrates, rapportent qu'une arrestation a eu lieu au tribunal le lendemain de ce jugement, illustrant la tension persistante. Dan Goldman, élu à la Chambre des représentants, a affirmé : « Nous collectons des informations concernant cette arrestation, mais il semblerait que l’ICE ait ignoré une décision de justice. Le DHS ne peut pas se considérer au-dessus de la loi. Nous attendons des explications sur cette situation. »







