Une attaque aérienne ukrainienne a fait au moins quatre victimes et une quarantaine de blessés dans un lycée situé en région de Lougansk, une zone actuellement sous occupation russe. Les autorités russes ont reporté l’incident, condamnant ce qu’elles qualifient d’« attaque barbare ».
Selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères, 86 adolescents, âgés entre 14 et 18 ans, se trouvaient dans le dortoir du lycée au moment de la frappe, lequel s'est effondré sous l'impact. Les détails concernant l'identité des victimes restent flous.
L'incident qualifié de crime contre les civils
Le ministère russe de la Défense a affirmé que « aucune des personnes présentes dans le bâtiment n'était impliquée dans des hostilités », ajoutant qu'il n’existait « aucune installation militaire » à proximité. Il a dénoncé cette attaque comme ciblant délibérément des civils. Moscou a également accusé les nations occidentales d’être complices en fournissant des informations à Kiev pour mener à bien ces frappes.
Suite à ce tragique événement, le Kremlin a exprimé une forte indignation. Dmitri Peskov, porte-parole du président russe, a qualifié ces actions de « crime monstrueux » commis par le gouvernement ukrainien, en appelant à une punition pour les responsables. En conséquence, la Russie a demandé la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies, prévue pour ce soir.
Des experts pointent la gravité de cette situation, observant un escalade potentielle du conflit. Les analystes du Centre d’études stratégiques de Paris estiment que ce genre d’incidents pourrait aggraver les tensions et remettre en cause toute tentative de diplomatie dans la région.







