De retour en France après leur expulsion par Israël, huit militants de la Flottille pour Gaza ont partagé des témoignages accablants. Devant les médias, ils ont dénoncé les violences physiques, psychologiques et les abus inacceptables qu'ils ont subis durant leur détention.
À peine avaient-ils atterri à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle le 22 mai 2026 qu'ils ont commencé à raconter leur expérience. Capturés en Méditerranée le 18 mai, ces militants pro-palestiniens dénoncent les traitements inhumains infligés par les forces israéliennes. Meriem Hadjal, aide-soignante de 38 ans, a déclaré: "On nous a fait passer un par un dans un conteneur noir, j’ai subi des attouchements". Elle explique qu'un soldat lui aurait touché la poitrine et lui aurait infligé des gifles assourdissantes. "On nous a traités comme des animaux", a-t-elle exprimé à Franceinfo.
De son côté, Yasmine Scola, âgée de 29 ans, évoque des conditions de détention proches de la torture physique et psychologique. "Pendant 36 heures, nous avons dormi menottés, allant même aux toilettes dans cette position", dénonce-t-elle. Elle a également décrit des scènes déshumanisantes où des détenues étaient contraintes de s’agenouiller sous les moqueries et les insultes des militaires.
Adrien Bertel, 33 ans, a quant à lui relaté des agressions dans le noir, dénonçant une homophobie manifeste. "Ils ont immédiatement réagi en se moquant de mon vernis à ongles, ajoutant une couche de violence supplémentaire", a-t-il indiqué.
Selon les militants français, ces actes de violence sont le résultat d'une politique délibérée supervisée par les autorités israéliennes. Meriem Hadjal a déclaré qu'ils avaient été confrontés à "la police de Ben Gvir", en référence au ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qu'elle accuse de faire usage de méthodes violentes pour briser les volontaires. "Ces méthodes sont visiblement dites pour démoraliser les 430 participants internationaux tentant de briser le blocus maritime et de fournir de l’aide humanitaire à Gaza", a-t-elle ajouté.
Face à ces accablantes accusations, l'administration pénitentiaire israélienne a fermement rejeté les allégations, les qualifiant de "fausses et dépourvues de fondement factuel". En réponse, Jean-Noël Barrot, ministre des Transports, a pris la décision de refuser l'accès au territoire français à Ben Gvir. Cela fait suite à la diffusion d'une vidéo montrant des militants de la Flottille pour Gaza agenouillés, mains liées, provoquant un tollé international, ce qu'il a qualifié d'"agissements inqualifiables à l’égard de citoyens français et européens."







