En 2025, la déforestation au Brésil a chuté sous la barre du million d'hectares pour la toute première fois, un chiffre dévoilé par MapBiomas lors de sa publication le 27 mai. Avec une réduction de 20,6 % par rapport à l'année précédente, ce chiffre de 985 000 hectares témoigne d'une avancée décisive pour la politique environnementale de Luiz Inácio Lula da Silva, qui se prépare à briguer un quatrième mandat lors des élections d'octobre.
Cette tendance encourageante a été saluée par de nombreux experts, notamment Marcos Rosa, coordinateur technique pour MapBiomas, qui a souligné que cela résultait d'une augmentation des contrôles et des sanctions destinés à lutter contre la déforestation illégale. « Nous avons observé une nette amélioration des interventions des autorités sur le terrain », a-t-il déclaré. En effet, 65 % des zones signalées pour perte de végétation ont fait l'objet d'actions concrètes, une hausse significative par rapport aux années précédentes.
Lula a placé la lutte contre la déforestation au centre de son agenda politique, s'engageant à éradiquer la déforestation illégale d'ici 2030. Cela s'inscrit dans le cadre de l'effort global pour réduire les émissions de dioxyde de carbone et lutter contre le réchauffement climatique, un enjeu crucial pour le pays aux trois plus grandes forêts tropicales du monde.
Une réduction positive mais toujours alarmante
Malgré cette réduction significative, la couverture végétale est menacée, car la perte de forêts en Amazonie demeure un problème sérieux. Les données indiquent qu'environ 290 000 hectares ont été déboisés, ce qui reste alarmant : cela équivaut à la destruction d'environ cinq arbres par seconde. Les experts rappellent que l'expansion agricole est responsable de près de 99 % des déforestations.
Les avancées récentes ont également été ternies par des inquiétudes soulevées par des projets de lois soutenus par le lobby agro-négociant, qui, selon les écologistes, affaibliraient les mesures de protection. Malgré ces défis, Lula veut démontrer un bilan positif dans sa lutte pour la préservation de l'environnement avant de se présenter à nouveau aux élections.
Alors que la déforestation semble suivre une tendance à la baisse, l'approbation de nouvelles lois par la Chambre des députés pourrait compromettre ces efforts. Les défenseurs de l'environnement sont en effet préoccupés par les conséquences potentielles de telles législations sur la conservation à long terme.







