Les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne ont enregistré une nouvelle hausse en avril, atteignant 972.000 unités, soit une augmentation de 5,1% par rapport à l'année précédente, selon les données publiées par l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA). Cette dynamique est principalement portée par les ventes de véhicules électriques, qui ont connu une impressionnante hausse de 37,7 % sur un an.
Après un mois de mars déjà exceptionnel avec une augmentation de 12,5 %, avril a vu les ventes de véhicules électriques représenter 19,7 % du marché européen depuis le début de l'année, avec une part de 20,6 % uniquement en avril.
Les hybrides non rechargeables restent le choix privilégié des consommateurs européens avec 38,2% des ventes, tandis que le marché des moteurs thermiques continue de régresser, atteignant 30,2% contre 38,1% un an auparavant. Les ventes de voitures à essence et diesel ont chuté respectivement de 16% et 17% en avril.
L'électrique domine dans plusieurs pays, dont la France
En avril, presque autant de voitures 100% électriques (200.117) que de voitures à essence (218.485) ont été vendues en Europe. Les véhicules électriques ont même pris le pas sur les essences dans plusieurs pays, comme la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède. En Allemagne, cependant, les ventes de diesel représentent encore 7,6 % du total, avec 43 % des ventes diesel dans le pays.
Sur quatre mois, l'Italie (+73 %), la France (+48,2 %) et l'Allemagne (+41,3 %) ont été des leaders dans les ventes de voitures électriques, tandis que la France a vu un recul significatif des voitures à essence (-36,6 %). En termes de part de marché, Volkswagen domine le marché européen avec 27,4%, suivi par Stellantis (16,4%) et Renault (10,1%), dont les volumes ont diminué de 4,3%.
Hyundai et Toyota continuent d'être des acteurs notables sur le marché, même si leurs ventes ont enregistré une légère baisse. Des constructeurs chinois comme BYD, Chery et Leapmotor ont fait des avancées significatives, capturant respectivement 2,1 %, 1,5 % et 0,8 % du marché.
Les tendances révélées par ces chiffres soulignent une évolution marquée vers une mobilité plus durable, avec une préférence croissante des consommateurs européens pour des véhicules moins polluants. Ce changement s'inscrit dans un cadre plus large visant à réduire l'empreinte carbone des transports en Europe, une initiative soutenue par des politiques gouvernementales favorisant l'électrification des transports, comme l'indique un rapport de l'ACEA.







