L'Iran a accusé mardi les États-Unis d'avoir violé le cessez-le-feu suite à des frappes nocturnes dans le sud, tandis qu'au Liban, des attaques israéliennes ont causé la mort de 31 personnes, selon des sources officielles.
Ces frappes risquent de compromettre les avancées récentes observées dans les pourparlers visant à instaurer une paix durable au Moyen-Orient.
Cependant, un signe d'espoir est apparu lorsque l'agence iranienne Isna a annoncé que le trafic aérien était de nouveau accessible dans 10 aéroports, y compris les principaux aéroports de Téhéran. Ces derniers avaient déjà rouvert partiellement en avril après des semaines de fermeture dues au conflit.
Malgré ces signes positifs, la rhétorique militaire est revenue au premier plan. Bien que les violences aient diminué depuis le 8 avril, le blocage du détroit d'Ormuz continue d'avoir des répercussions significatives sur les prix du pétrole.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé des "actions illégales" par les États-Unis, mentionnant une "violation flagrante" à Hormozgan sans donner plus de détails. Ils ont également averti que "la République islamique répondra à tout acte malveillant".
Le Commandement central américain (Centcom) a confirmé des frappes sur des sites de lancement de missiles dans le sud de l'Iran, mais celui-ci n'a pas encore officiellement attesté cette information ; les médias locaux rapportent cependant des explosions à Bandar Abbas.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran, affirment avoir intercepté un drone américain et ciblé d'autres aéronefs intrus.
En parallèle, le marché pétrolier a réagi avec prudence, après un regain d'optimisme qui a fait plonger les cours lors des jours précédents, suivi de hausses inattendues mardi.
En Iran, l'accès à Internet a été partiellement rétabli après presque trois mois de restrictions dues à la guerre, provoquant des soulagements parmi la population. Une habitante de Kermanshah a même déclaré à l'AFP qu'elle pouvait à nouveau accéder à des sites internationaux, bien qu'elle ait encore besoin d'un VPN pour les réseaux sociaux.
Pendant ce temps, les négociations se poursuivent. Une délégation iranienne, incluant des hauts responsables comme le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, a effectué une visite à Doha pour discuter des fonds gelés à l'étranger, un sujet de tension majeur entre l'Iran et les États-Unis.
Des discussions ont également eu lieu sur le programme nucléaire iranien, où les États-Unis exigent la destruction des stocks d'uranium hautement enrichi, suspectant Téhéran de viser une capacité nucléaire militaire.
Le gouvernement chinois a appelé au respect des cessez-le-feu, espérant que Washington et Téhéran trouveront un terrain d'entente. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a exprimé la volonté de Téhéran de négocier un cadre pour mettre fin aux hostilités, selon Irib.
Pour sa part, le président américain se doit de trouver une solution à ce conflit impopulaire qui impacte gravement l'économie mondiale, notamment à travers le détroit d'Ormuz, essentiel pour le transit mondial de pétrole.
Les tensions persistent à l'approche de cette réouverture, illustrées par une attaque récente contre un pétrolier au large d'Oman.
Le front libanais demeure explosif, avec l'armée israélienne jalonnant de nouvelles frappes dans le sud du pays, faisant 31 victimes, dont plusieurs enfants. Israël a également annoncé des opérations terrestres contre le Hezbollah, augmentant la tension malgré un cessez-le-feu en cours depuis mi-avril.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réitéré l'engagement d'intensifier les efforts militaires au Liban, soulignant la volatilité de la situation actuelle.







