Mercredi, Israël a déclaré avoir éliminé Mohammed Odeh, considéré comme le chef de la branche armée du Hamas, lors d'une frappe à Gaza, succédant à son prédécesseur abattu en mai. Cet incident survient malgré un cessez-le-feu fragile.
La mort d'Odeh a été confirmée par le Hamas dans un communiqué, où il est décrit comme un "grand commandant et héros martyr". Celui-ci a été tué, aux côtés de sa famille, dans une attaque contre un immeuble résidentiel à Gaza, bien que le mouvement n'ait pas officiellement reconnu son rôle de leader militaire.
Selon l'armée israélienne et le Shin Bet, cet homme était l'un des architectes de l'attaque du 7 octobre 2023, qui a déclenché une nouvelle escalade du conflit. Le décompte de l'AFP souligne que cette attaque a causé la mort de 1.221 Israéliens, principalement des civils.
À Gaza, des funérailles massives ont eu lieu, avec des centaines de personnes portant des drapeaux du Hamas pour honorer Odeh et les membres de sa famille. Ahmad Abou Odeh, un de ses cousins, a dénoncé ce qu'il qualifie de "meurtre délibéré" par Israël, notant que cela ruine la célébration de l'Aïd al-Adha pour de nombreux musulmans.
Mohammed Odeh avait précédemment dirigé les services de renseignement des Brigades Ezzedine al-Qassam. Bien que sa nomination en tant que chef militaire du Hamas n'ait jamais été confirmée officiellement, il était considéré comme un des derniers grands leaders militaires du Hamas en vie, après la mort de Mohammed Deïf et de Yahya Sinouar lors de frappes israéliennes.
- "Engagés à éliminer" -
"Nous sommes résolus à éradiquer ceux qui ont orchestré le massacre du 7 octobre", a déclaré le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, sur la plateforme X. Katz a aussi évoqué l'intention d'Israël de mettre fin au règne du Hamas à Gaza.
Le ministre a mentionné un plan de migration volontaire des habitants de Gaza, qui suscite des critiques. En effet, le Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, Volker Türk, a dénoncé les actions d'Israël susceptibles d'induire un changement démographique à Gaza.
Les conséquences de la guerre ont été dévastatrices, avec plus de 72.800 Palestiniens tués depuis le 7 octobre, dont plusieurs centaines depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025, selon des sources du ministère de la Santé de Gaza, qui est sous le contrôle du Hamas.
Au quotidien, Israël et le Hamas s'accusent l'un l'autre de violer la trêve, qui a été mise en place après deux ans de conflit qui a laissé Gaza en ruines. L'armée israélienne contrôle actuellement plus de la moitié du territoire, tandis que le Hamas maintient sa domination sur le reste depuis 2007.







