À mesure que les lunettes connectées, devenues populaires grâce à des marques comme Meta et Ray-Ban, s'installent dans notre quotidien, des dérives préoccupantes émergent. Ces gadgets, souvent perçus comme des avancées technologiques, soulèvent des préoccupations majeures relatives à la vie privée.
Le marché des lunettes connectées a considérablement évolué ces dernières années. D'après RTL, plus de 7 millions de paires seraient écoulées d'ici 2025, soit une multiplication par sept par rapport à l'année précédente. Cette demande croissante est soutenue par des fabricants tels que Google et Samsung, qui préparent également leurs modèles, en attendant la réaction d'Apple. Des enseignes d'optique françaises, comme Krys et Afflelou, ont également lancé leurs premières collections cette saison.
L'un des principaux attraits de ces lunettes réside dans leur design raffiné. Contrairement aux versions antérieures, peu discrètes, ces nouvelles paires se fondent presque parfaitement dans un environnement ordinaire. Malgré leur apparence classique, elles offrent des fonctionnalités avancées, telles que la musique, les appels téléphoniques, ou encore un assistant vocal doté d'intelligence artificielle et de traduction en temps réel, renforçant ainsi leur attrait pour les utilisateurs.
Cependant, l'élément qui suscite le plus d'inquiétudes est leur capacité à capturer des images et des vidéos. Équipées de caméras discrètes intégrées dans la monture, ces lunettes permettent d'enregistrer sans difficulté, souvent à l'insu des personnes filmées. Bien qu'une diode lumineuse soit censée signaler l'enregistrement, celle-ci demeure difficilement visible, ce qui suscite des abus, notamment des vidéos circulant sur les réseaux où des femmes sont filmées à leur insu dans divers lieux publics, selon des témoignages recueillis.
"Je ne me suis doutée de rien"
Ce flou quant à la visibilité des enregistrements ouvre la porte à des pratiques problématiques. Des vidéos virales montrent des femmes filmées sans leur consentement, souvent dans des lieux comme la rue, les centres commerciaux ou même les plages. La capacité des lunettes à enregistrer discrètement leur environnement soulève des interrogations sur la notion même de respect de la vie privée.
Des experts en sécurité numérique, interrogés par RTL, mettent en garde contre ces dérives, appelant à une régulation plus stricte concernant l'utilisation de technologies intrusives. Les utilisateurs doivent prendre conscience des potentiels abus associés à ces dispositifs avant de les adopter.







