Une décision d'ampleur. À Bègles, la nouvelle municipalité, menée par Christian Bagate, a choisi de suspendre les travaux d'aménagement intérieur du gymnase Alice-Milliat, initialement prévu pour ouvrir ses portes d'ici fin 2026. Dans une annonce relayée par Mohamed Michrafy, adjoint au maire, des raisons de conception ont été évoquées, notamment l'absence d'une isolation adaptée. Le bâtiment, comme expliqué, ne serait pas utilisable lors de fortes chaleurs ou d'hivers rigoureux, ce qui pourrait entraîner des restrictions d'accès lors de certaines températures.
Les enjeux sont réels : le règlement impose une température minimale pour l'utilisation des installations sportives, limitant toute compétition à des conditions jugées saines et confortables. Des échanges avec des associations sportives ont également mis en lumière le besoin d'une réflexion plus globale sur l'organisation des événements dans la ville, nécessitant ainsi davantage de consultations pour trouver la meilleure solution possible.
Une cohérence affirmée
Il est intéressant de noter que cette décision s'inscrit dans une continuité logique pour Bagate et Michrafy, qui, dans leurs précédents rôles d'opposition, avaient critiqué le niveau des infrastructures sportives à Bègles. En réaction à des critiques passées, le maire a plaidé pour une prise de conscience quant à l'usage futur du gymnase, qui manque de climatiseur et ne peut être fonctionnel dans des conditions extrêmes, remettant en question l'idée d'un équipement polyvalent et répondant aux besoins des utilisateurs.
Un coût de construction amenuisé
Ce gymnase, avec un budget prévisionnel de 4,48 millions d'euros hors taxes, devait offrir une diversité d'activités sans club résident. L'ancien maire, Clément Rossignol Puech, avait invoqué des choix financiers restreints, favorisant des dépenses moins élevées pour d'autres projets. En freinant le chantier, la municipalité s'expose à des pénalités, mais Bagate assure que celles-ci seront contenues et pourraient permettre des économies à long terme.
En somme, l’abandon temporaire des travaux de ce gymnase traduit une volonté politique d’exercer un contrôle plus rigoureux sur les enjeux environnementaux et sociaux dans la ville, balançant ainsi les anciennes pratiques avec de nouvelles attentes des citoyens. Des voix au sein de la communauté, cependant, interrogent cette direction et ses implications pour les entreprises engagées dans ce projet.







