Sandrine Rousseau refuse de soutenir Raphaël Glucksmann pour 2027

Une profonde division se dessine dans la gauche française. Sandrine Rousseau s'exprime.
Sandrine Rousseau refuse de soutenir Raphaël Glucksmann pour 2027
Élection au scrutin secret du nouveau président (e) de l’Assemblée nationale à la suite de la dissolution et aux élections législatives (juin – juillet 2024). Vote de Sandrine Rousseau. Sébastien SORIANO / Le Figaro

Lors d'une interview accordée à Libération vendredi 29 mai, la députée écologiste Sandrine Rousseau a affirmé qu'elle ne votera «jamais» pour Raphaël Glucksmann au premier tour de l'élection présidentielle de 2027. Selon elle, après dix années de vie politique, l'eurodéputé de Place publique, qui figure parmi les favoris du vote à gauche, n’a jamais porté de mesure écologique significative, ni engagé des luttes environnementales structurantes.

Rousseau critique également le positionnement anti-La France Insoumise (LFI) de Glucksmann, en déclarant que «ce n’est pas un programme d’être contre Mélenchon». Dans ses propos, elle ajoute que «le libéralisme modéré ne nous permettra pas de contrer l’extrême droite, car il en constitue même le moteur». En perspective de la candidature de Glucksmann, qui espère rassembler la gauche non-mélenchoniste d'ici la rentrée, Rousseau exprime de vives préoccupations quant à l'orientation politique de son parti.

Marine Tondelier, la chef des Écologistes, se retrouve également au centre des critiques. Rousseau affirme que les Écologistes ont «perdu leur rôle pivot à gauche», en se conformant trop à l’aile droite du Parti Socialiste et en négligeant les Insoumis, ce qui constitue une «erreur».

Avec la primaire de la gauche qui semble compromise, Rousseau déplore que son parti ait «laissé le sort de la primaire entre les mains des socialistes», allouant à ces derniers «trop de pouvoir». Elle propose que, face à un échec de la primaire, les Écologistes n'hésitent pas à conditionner leur soutien à des candidats potentiels à des accords législatifs viable, en vue d’une dynamique renforcée à gauche.

Enfin, lors du conseil fédéral prévu les 6 et 7 juin, des opposants à Tondelier comptent soumettre une motion pour réévaluer sa candidature. Rousseau avertit que «le scénario que je redoute est celui d'une avancée sans réfléchir, où nous maintenons la candidature de Tondelier, ce qui pourrait nous conduire à un ralliement précipité aux socialistes et, par conséquent, à une perte de notre identité en tant qu'Écologistes».

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